Moto et vidéo 1. Note d’intention

Filet Video_685_b_OKÇa n’est pas pour me vanter, mais chaque fois que je vois des images qui bougent (et ça vaut pour la moindre vidéo sur l’Internet), c’est au cinéma que je pense. Rien d’étonnant à cela : j’ai été biberonné au cinéma, mon imaginaire en est pétri, et j’ai eu la chance de pouvoir faire mon métier avec ça. Comme disait Confucius, « Bien choisir son métier, c’est ne jamais travailler de sa vie ». Ou travailler toujours, c’est affaire de point de vue.

Au printemps 2011, j’ai acheté une petite caméra Drift (curieusement, je n’en avais jamais possédé avant), je l’ai fixée sur mon casque avec un velcro, et je me suis mis à bricoler des trucs improbables, tout en « redécouvrant » les fondamentaux du cinéma.

roussel_205Parce que ce blog n’a jamais été si près de sa fin, la série d’articles qui commence aujourd’hui voudrait rassembler, pour valoir ce que de droit, les principaux retours d’expérience d’un amateur (de moto et de vidéo), au beau sens étymologique de « celui qui aime ». Bien que personne ne me l’ait demandé, cela m’amènera à dire quelles ont été mes références, mes partis pris, et aussi à livrer certains de mes « secrets de fabrication », mieux gardés jusqu’à présent que ceux de la Chartreuse verte (1).

Ma démarche s’apparente donc à celle de Raymond Roussel avec son Comment j’ai écrit certains de mes livres (1935), mais avec moins d’originalité et d’inventivité, je m’empresse de le dire. Ce faisant, je sais bien que cela démonétisera mes vidéos, comme lorsqu’on découvre que la rue principale de ce western qu’on aimait n’était qu’un décor réduit à des façades de contreplaqué. Cela m’ennuie un peu mais bon.

Dans le même mouvement et encore plus gênant, je serai amené à défendre des choix que j’ai parfois été infoutu d’appliquer moi-même. En ce sens (et je ne l’ai pas fait exprès), la vidéo publiée la semaine dernière réunit un certain nombre de mauvaises options – et je ne parle pas de « l’oubli » du GPS. Mais le retour d’expérience, c’est aussi ça : un révélateur de ce qu’on n’est pas parvenu à faire.

Ami lecteur, si un tel programme n’est pas votre vodka préférée, comme dit Danny Ocean (George Clooney, dans Ocean’s Eleven, Steven Soderbergh, 2001), peut-être devriez-vous arrêter votre lecture ici. Et zapper désormais tous les articles commençant par « Moto et vidéo » : le temps, ça n’est pas seulement de l’argent, c’est ce qu’on a de plus précieux au monde.

À ceux que ce qui précède n’a pas découragé
Commençons par remettre les pendules à leur place, pour citer cette fois notre Johnny national : la majorité des « films de moto », ceux, en caméra embarquée, qu’on peut voir à profusion sur YouTube, sont intéressants… pour ceux qui y ont participé (à commencer par celui qui avait la caméra), lesquels forment le premier cercle des spectateurs. Je suis bien placé pour en parler : j’ai à ce jour une quarantaine de films de ce genre sur cette plate-forme, moitié autant sur Vimeo, et naturellement, je mets les miens dans le lot.

Encore faut-il d’emblée distinguer entre :
— d’une part, les motards-vidéastes qui se contentent de restituer sur les réseaux sociaux la trace d’une balade, souvent brute de décoffrage, et comptent sur leur effet démultiplicateur pour en augmenter la visibilité ;
— et d’autre part ceux qui, en montrant leurs images, voudraient qu’elles soient vues un peu au-delà du premier cercle, et pour cela lorgnent vers le cinéma (2).

Je vais tout faire pour échapper, dans ces articles, aux jugements de valeur, explicites ou implicites. Et si je me range dans la deuxième des catégories ci-dessus, je ne reprocherai sûrement pas à ceux qui sont dans la première de n’avoir pas fait ce qu’ils n’ont pas voulu faire.

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Pour qu’on sache bien de quoi l’on parle, un premier exemple : la célèbre route du Stelvio, filmée ici à la descente (exemple 1). Paysages à tomber (c’est une métaphore malvenue en moto, je sais), servis par de bien belles images comme on aimerait en voir plus souvent.

ex_1bLe gars prend son temps, et fait même, en plus, des photos en roulant ! Faire la course avec ses potes ou avec les voitures, il est clair que ça n’est pas son truc. C’est plutôt atypique sur YouTube, et déjà, ça (me) le rend sympathique.

Ce qui s’est passé dans cette descente nous est donné à voir en version intégrale (cela dure 21 mn 48), avec le réglage des rétros, les conversations avec le passager (avec nous ?), l’arrêt derrière le bus qui prend ses virages en deux fois, les visites du parking des hôtels (dans l’exemple 5, à venir), etc. Le son d’origine est discret et propre, avec ce choix parfaitement défendable de ne pas mettre de musique sur les images.

Techniquement parlant, c’est de la captation : on enregistre ce qui s’est passé devant la caméra, et on le restitue dans la continuité, sans montage, comme pur temps réel. Cela peut être rapproché du « cinéma des premiers temps » : d’habiles tâcherons (dont tout le monde a oublié le nom) plaçaient la caméra devant des acteurs-mimes-humoristes-danseurs géniaux nommés Max Linder, Charles Chaplin ou les Marx Brothers. Lesquels faisaient leur numéro devant la caméra comme ils l’auraient fait sur une scène de théâtre ou au cirque, et puis basta.

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Room Service, Wiliam A. Seiter, 1938

Aux images en temps réel de l’exemple 1 on peut, c’est mon cas, prendre du plaisir (au moins un moment) : à cause de la beauté des lieux, et de l’inévitable identification qu’éprouve tout motard avec un motard en balade traversant de beaux paysages. C’est l’une des vertus du point de vue subjectif que crée la caméra embarquée, et on reviendra là-dessus, bien sûr.

Au sujet du sujet
En matière de cinéma, de vidéo, mais aussi de théâtre, de lectures… ce qui gouverne nos choix, c’est d’abord le sujet, l’histoire. De quoi ça parle ? C’est quoi le pitch (le résumé en trois lignes) de ce film que tu veux m’emmener voir ? C’est largement là-dessus qu’on décide, et ce qu’on appelle la critique de films se contente souvent, avec plus ou moins de talent, de « raconter l’histoire ». En l’accompagnant d’un j’aime/j’aime pas qui vaut ce que vaut la confiance qu’on accorde au critique.

ex_2bUn type qui m’emmène sur sa moto faire un tour au Stelvio ou sur la piste du Khardung La, j’achète. Parce que j’aime la moto, et que j’aime les voyages à moto. À cause du sujet, donc, qui dans ces films-là est d’abord un pays, un paysage, des lieux qu’on traverse.

C’est ça qui me plait, et pour mon compte, c’est ce que j’essaie de faire. De belles réussites existent sur le Net, qui font du paysage le héros du film. Ces films peuvent être réalisés avec des moyens professionnels par des professionnels, comme Andrew David Watson (exemple 2). Ceux-là recourent au langage qu’a inventé le cinéma et qui permet de magnifier un sujet (cadrage et composition de l’image, lumière, montage, son, musique, effets), fut-il le plus banal. Alors quand il s’agit de l’Inde à dos de Bullet…

ex_3bIl arrive que ce soit l’événement qui, quand il surgit, devienne lui-même le sujet. Parce qu’il capte et donne à voir quelque chose d’exceptionnel, comme ici (exemple 3), où une moto affronte une rivière sortie de son lit dans le Colorado. Pas sûr que la séquence ait été totalement improvisée, mais l’évolution de l’événement fait qu’on oublie vite le cadrage discutable du tout début (la caméra pique trop vers le bas). Et le fait est qu’on trouve pléthore d’événements exceptionnels sur YouTube. Le film vaut alors, et d’abord, par son sujet, et en porter témoignage par GoPro interposée peut faire de vous un « héros » (3).

ex_4bC’est en tout cas le slogan et l’ambition proclamée (Be a hero) de la petite caméra inventée par Nick Woodman, avec les réseaux sociaux comme complices. Pardon ? L’ambition, c’est aussi de faire de l’argent avec ça ? Aussi, oui.

À moto, largement motivé par le même slogan, à défaut de jouer les héros, on essaie, parfois avec talent, de se la jouer pilote avec ses potes (poser un genou par terre de temps en temps est alors recommandé). Le sujet de la vidéo devient : « J’me colle derrière toi, tu mets du gros gaz et t’essaie de prendre des angles pas possib’. On va faire un million de vues sur YouTube ! » (exemple 4).

À la recherche du temps réel
Le premier film sur le Stelvio (l’exemple 1), je l’ai dit, nous est restitué dans la continuité, sans montage, comme pur temps réel. Si je n’ai pas regardé la totalité, j’en ai vu assez pour : a) bien aimer ; b) sentir se réveiller en moi l’envie d’aller (re)voir le plus haut col d’Italie, et l’un des plus beaux des Alpes.

Je ne suis pas le seul : entre le 28 juillet 2011 et la fin de l’année 2016, cette vidéo avait été vue 5 350 fois. Environ cinquante fois moins que l’« exploit » évoqué dans mon billet du 27 janvier, et des centaines de milliers de fois moins que n’importe quelle vidéo de chat postée par Taylor Swift, on est d’accord.

ex_5Pour information, la moitié de mes vidéos sur YouTube peine à dépasser les 1 000 vues (trois approchent les 5 000 vues, une seule dépasse les 6 000) (4).

On va donc dire que tout ce que je raconte ici, c’est rien que de la jalousie, mais on a le droit de dire ce qu’on veut. Et pour montrer que je ne suis pas jaloux, je renvoie ici (exemple 5) à la montée cette fois, du même col par le même équipage. Il ne va pas bien vite dans les virages ? Bah, comme ça on voit mieux le paysage ! Puis il y en a bien assez sur YouTube, des qui vont vite, ou qui essayent.

Il semble qu’il y ait un public pour la vie en temps réel sur écran, pour le réel brut de décoffrage : en Norvège, un show TV a connu le succès avec les images en temps réel d’une caméra embarquée sur un bateau naviguant le long des côtes, diffusées en continu. Il parait que ces images ont des vertus apaisantes. Dont acte.

Mais comme la vie elle-même, une balade à moto IRL est faite de pleins et de déliés. Alors il est tentant, dans cette tentative de restitution du réel à la première personne qu’est un film, de ne garder que les pleins, les temps forts. C’est là, précisément, l’une des fonctions du montage – qui vaut bien qu’on lui dédie un article.

Cinéma et politique
« Houlala, j’étais déjà à l’agonie, mais là, cinéma et politique, il va m’achever ! » entends-je d’ici. Et je comprends bien qu’on ne soit que modérément intéressé par tout ce que je raconte ici, quand on filme à la GoPro une balade avec ses potes dans les Alpes. Mais le simple fait qu’on la colle ensuite sur YouTube signifie qu’on a un peu envie que ladite balade soit vue par d’autres, non ? Sinon, pourquoi créer un compte sur une plate-forme de partage ?

Or rien ne peut empêcher que, quand on regarde des images qui bougent, on les mesure (ça n’est même pas conscient) à l’énorme quantité de films et d’émissions de TV qu’on a déjà vus, quand on est un adulte de 2017 qui n’a pas passé sa vie au milieu du désert de Gobi. Vous et moi sans doute. Du coup on peut penser que pour cet adulte-là, qui a intériorisé les codes et les exigences de qualité de toutes ces images, une vidéo avec une caméra qui bouge dans tous les sens, des couleurs ternes et un son tout pourri, ça va pas le faire.

karma-grip-gopro_356C’est si vrai que le dernier modèle de GoPro (Hero 5 Black) met plus que jamais en avant des qualités « professionnelles » : filmage en 4 K (3840 × 2160 pixels, des images potentiellement diffusables dans les salles de cinéma) ; son de qualité stupéfiante (avec trois micros) ; stabilisateur d’image intégré, etc. Le dernier accessoire de la marque, le Karma Grip (ci-dessus), à la fois perche à selfie et steadycam, sert précisément à rendre nos images d’amateurs moins « brouillonnes », avec une stabilité encore accrue et approchant celle à laquelle les vrais films nous ont habitués (5).

Je crois qu’on ne vit pas impunément dans un monde d’images, en mouvement le plus souvent. Et les images en mouvement se référent toujours quelque part à un langage dont les balbutiements datent de la fin du XIXème siècle, qui s’est codifié en une vingtaine d’années, et était fixé, pour l’essentiel, avec D.W. Griffith dans les années 1920 (6).

On peut toujours dire qu’on s’en fout. Mais les codes de l’image, c’est un peu comme la
politique : si l’on ne s’occupe pas d’eux, on peut compter sur eux pour s’occuper de nous.

zzz

> Moto et vidéo, la série
1. Note d’intention
2. Cadre et point de vue
3. Une moto, une caméra, trois possibilités
4. C’est la lumière qui fait tout
5. Montage, mon beau souci
6. Le son de l’image
7. Musique, le choix
8. Musique, montage et mixage

Filet_Note_Billet_Gris3_h10Notes
(1) Voir ici, dernier paragraphe.
(2) L’opposition vidéo/cinéma recoupe assez grossièrement celle existant entre YouTube (chacun sait qu’on y trouve le meilleur comme le pire) et Vimeo (anagramme de movie). Vimeo, ça n’est pas seulement une plate-forme de partage, c’est aussi des awards, des staff picks, un partenariat avec le festival de Sundance, une école de cinéma et une incitation permanente faite aux contributeurs à se former.
Mais cette opposition doit être dépassée : on trouve sur YouTube de belles réussites (en 4 K désormais), et les films très léchés de la GoPro Team, l’équipe qui réalise, avec des moyens presqu’illimités, les films de promotion de la GoPro. La marque a choisi cette plate-forme pour cause d’audience bien plus large, bien sûr.
(3) Je parle de la marque (de l’écosystème, plutôt) GoPro parce que c’est celle qui a le plus de visibilité, et surtout parce que c’est celle que je connais le mieux. Mais après avoir mis du temps à se réveiller, la concurrence est devenue agressive, avec d’excellents produits, chez Sony notamment.
(4) Noter cependant que sur YouTube, les seules vues comptabilisées sont celles effectuées sur le lecteur YouTube, c’est à dire sur youtube.com (idem chez Vimeo). Les vidéos que l’on regarde directement sur ce blog ne sont pas prises en compte dans le comptage. J’espère qu’elles sont nombreuses…
(5) Un accessoire permet de fixer le Karma Grip sur une moto. Pour ma part et en attendant mieux, la stabilité de mes images reste surtout dépendante du bon vouloir des DDE locales.
Les constructeurs chinois, jamais en retard d’une guerre sur ce créneau, vendent depuis quelques temps, sous la marque Zhiyun et pour moins de 300 €, le même type d’accessoire, avec des moteurs (sur trois axes) réagissant en moins d’1/25ème de seconde pour compenser les mouvements indésirables. Démonstration, plutôt convaincante, ici. Reste à savoir, compte tenu de l’extrême précision des micros des nouvelles GoPro, si ces moteurs sont aussi silencieux que le dit l’argumentaire publicitaire.
(6) Le film de Thierry Frémaux Lumière ! l’aventure commence (2016) montre que les deux frères (Lumière) ne se contentaient pas d’immortaliser des trains, des petits bateaux sur le bassin du Jardin du Luxembourg ou des travailleurs sortant de leur usine. Ils inventaient « l’art de filmer ».

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4 commentaires pour Moto et vidéo 1. Note d’intention

  1. Gérard ou encore Geleon dit :

    Encore une série que je suivrai avec un grand intérêt.
    Merci Jihel 🙂

  2. Roux dit :

    Qui a vu bien cachée dans les paragraphes, camouflée dans les phrases, tapie dans les mots la petite phrase félonne ?
    Ah ah son auteur lance un ballon sonde pour voire si l’idée irrite, tel un candidat qui teste une solution par une petite phrase dans un meeting pour voir si elle est acceptée et l’utilise ensuite comme prise d’escalade afin de monter plus haut…
    Mais voilà ; moi je l’ai vue et je vais zoomer dessus, en faire la une de tous les canards, porter l’accusation au tribunal médiatique. La Défense aura beau jeu de dire que la phrase est sortie de son contexte, mais qu’importe les français doivent savoir :
    Première phrase du troisième paragraphe. Vous avez bien lu ? Scandale.

    « Parce que ce blog n’a jamais été si près de sa fin »

    Aux armes citoyens ! Défendons nos droits ! Pensez à tous ces vendredis de lecture, tous ces mois d’août d’attente…
    Formons des bataillons ! Préparez vous à la lutte ! Tremblez blogueur du vendredi, nous nous défendrons…
    À suivre…

    • jihel48 dit :

      Merci pour ce commentaire, bien tourné (comme d’habitude) et drôle. Mais quelle que soit la date à laquelle ce blog s’arrêtera, et il s’arrêtera forcément un jour, la phrase incriminée (« Parce que ce blog n’a jamais été si près de sa fin ») est imparable. Elle l’est même encore plus aujourd’hui qu’avant hier. Et que dire d’après demain ? 🙂

  3. Olivier Delong à Langres dit :

    Moi, je n’ai rien à dire, (mais c’est pas parce qu’on a rien à dire…) mais la phrase félonne ne m’avait pas échappé non plus.
    Il se trouve que depuis que j’ai découvert ce blog, mes vendredi matin ne ressemblent plus aux autres jours de la semaine car je ressens la même impatience que dans ma jeunesse les jeudi matin quand j’attendais Moto Journal auquel je fus un abonné fidèle (Elle est longue, hein !). Bon, Moto coin coin c’est fini, sûrement un pb de génération.
    Mais ce blog me donne des idées et des envies. Pas tellement d’ailleurs sur le versant moto, car la Bullet ou la Guzzi…
    Mais il se trouve que je connais certains des quartiers décris par JL, et que souvent je me retrouve dans sa sensibilité aux paysages, aux ambiances, aux odeurs, à la sociologie, bref, à tout ce qui fait qu’on se sent bien sur une moto quand on est loin de chez soi et qu’on rencontre les autres chez eux.
    Et surtout, les descriptions et les vidéos sont empreintes de réalisme et d’honnêteté: On a l’impression de partager le voyage et finalement de rouler sur les traces décrites.
    Et je ne parle pas des références littéraires ou cinématographiques qui ajoutent du piment au propos.
    J’ajouterai pour finir que la qualité de l’écriture, et le style à la fois spontané, mais en réalité soigneusement travaillé, achèvent de transporter le lecteur là où le réalisateur veut l’emmener, c’est à dire hors de lui.

    Bon, mais finalement, tout ça pour dire quoi ?
    Ben tout simplement que quand tu y seras arrivé, sur la Lune, en moto, FAUDRA BIEN QUE TU REVIENNES NON ??????????????!!!!!!!!!!!!!!
    Donc la suite, ce sera De la Lune à la Terre, à moto.
    Dont acte.

    PS : combien de kms déjà pour revenir ?
    Ah oui, ben ça nous laisse encore quelques vendredi.

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