Moto et vidéo 6. Le son de l’image

Filet Video_685_b_OKSi chacun aujourd’hui reconnaît l’importance du son au cinéma, dans le type de vidéos dont on parle ici, il n’en a aucune. Et tout le monde s’en fout. Quoi, j’exagère ? Vraiment ? Qu’on en juge avec l’exemple 1, ci-après. Je pourrais, comme vous sans doute, en citer vingt autres.

Bien sûr, la critique est facile, et le problème complexe (par exemple dans un cas comme celui-ci). Si l’on veut soigner le son, dans un film quel qu’il soit, on s’aperçoit vite que, a) rien n’est plus chronophage, et que b) le temps, c’est de l’argent – mais ça, on le savait déjà.

En quête de coproducteurs pour boucler son documentaire sur l’Hivernale des Millevaches, Fabrice Marquat en témoigne dans MotoMagazine, en janvier 2014. Sa société de production avait trouvé des partenaires (la Région Limousin et le Centre national du cinéma), mais il manquait 8 000 € pour boucler le budget. Et Marquat de préciser : « Nous en sommes à la phase du montage et du mixage son. Ce travail prend du temps, et coûte cher, car nous souhaitons être très précis dans la retranscription du son des motos et de la nature. » C’est moi qui souligne.

ex_2bBelle lucidité, et belle exigence : devant la difficulté à restituer un son « propre », beaucoup de vidéos de moto font d’emblée le choix (involontaire) de remplacer le son, tous les sons, par de la musique (exemple 2). C’est un peu ennuyant, parce que le cinéma nous a appris que le son, qui accompagne la plupart des manifestations du monde réel, est un élément-clé dans la production de l’impression de réalité. Dommage, donc, de faire l’impasse là-dessus, d’autant que le bruit des motos (au hasard : anglaises ou italiennes) vaut parfois, en plus, accompagnement musical à lui seul.
N.-B. La route superbe que l’on voit en intégralité dans cette vidéo a été décrite, mais à la descente, dans la 2ème partie du Silence de l’agneau (à partir de « Attenti al lupo »).

Le vent, c’est l’ennemi
Avec un film de moto, l’une des principales difficultés tient à ce que, comme dans l’exemple 1, le vent vient très vite ruiner tout ce que le micro de la caméra a capté. Et pourquoi, je vous prie ? Parce que dans un micro, l’équipage mobile (la membrane + la bobine mobile qui, en se déplaçant avec elle dans le champ d’un aimant, crée une tension) doit être le plus léger possible, ou plus exactement doit avoir la masse la plus réduite possible (1). Le but recherché est que le moindre frémissement de l’air, la vibration la plus ténue, mette en mouvement la membrane, et ce faisant produise un signal enregistrable.

À moto, le déplacement relatif de l’air est tel que le micro peut délivrer, à partir de 40 km/h, un signal de niveau élevé qui sature l’entrée audio de la caméra, avec pour conséquence un son distordu et inexploitable. En d’autres termes, à moto, le vent, c’est l’ennemi.

ex_3b« Yaka mettre le micro à l’abri du vent ! », se dit-on avec bon sens. Par exemple derrière le pare-brise ou le saute-vent.

Certes, mais c’est une solution à la Gribouille. Car le micro est sur la caméra (on ne parle pour le moment que de ce cas), qui, elle, demande à être installée dans un endroit dégagé. Sauf à filmer le pare-brise, les moucherons qui sont collés dessus et ceux qui s’y cramponnent désespérément. Voyez l’exemple 2 : encore le Stelvio (décidément !), et ce pourrait être assurément l’une de mes vidéos préférées, à cause du bruit de la Le Mans III (ah, ce Brroooaaarr à la coupure des gaz !) Mais il y faudrait moins de saute-vent dans l’image, et un son qui ressemblerait davantage à l’original, et non à cet infâme bruit de crécelle (2). Par moments, on dirait un deux-temps !

Adapter le matériel
Avec ma Drift j’avais bricolé une bonnette anti-vent, sur le principe de celles des professionnels (merci A.).

Il s’agit de superposer trois couches de matériaux ayant pour particularité de filtrer le vent sans bloquer les fréquences élevées. Soit un sandwich du genre mousse + tissu à maille très fine + fourrure (synthétique, bien sûr !) à l’extérieur. Ça fonctionnait assez bien jusqu’à environ 60-70 km/h, le difficile étant de fixer le bazar sur une caméra minuscule.

Avec la GoPro 2 et son caisson étanche, impossible d’utiliser ma bonnette anti-vent home made. J’ai pensé résoudre le problème grâce à l’entrée audio externe de ce modèle – c’est d’ailleurs l’une des raisons qui m’avait fait le choisir. En y branchant un micro séparé (qu’on pouvait mettre à l’abri du vent, lui), on libérait la caméra qui pouvait être placée au meilleur endroit pour ce qui est de la prise de vue. Las, après d’innombrables essais (micro sous le blouson ; dans différentes poches ; dans la sacoche réservoir, etc.), jamais je n’ai trouvé de solution satisfaisante. Et j’ai dû me colleter avec une multitude de bruits parasites par frottement (3), et d’étranges « colorations » pour ce qui est du bruit du moteur lui-même, devenu méconnaissable. À cela s’ajoutait la réelle contrainte créée par le fil à la patte reliant micro et caméra, au moment de s’équiper/déséquiper. C’est une piste, cependant, que je n’ai pas abandonnée.

Sauver les meubles en post-production
Dans certaines limites (car on ne peut pas faire grand chose si le son original est vraiment dégradé), il est possible de retravailler le son dans une application de montage, pour réduire le niveau des fréquences les plus gênantes.

La version 9 d’iMovie possédait un pratique égaliseur graphique à dix bandes, c’est le minimum syndical (4). Mais Apple pousse les utilisateurs « grand public » intéressés par ce genre de manipulation (sans doute peu nombreux) à passer à Final Cut Pro, la version professionnelle de ses applications de montage. Pour faire des économies (?), cet égaliseur a donc été remplacé dans la version 10 d’iMovie par une version plus rustique, avec seulement huit réglages de base non paramétrables, en plus de la position de référence (« Plat », c’est à dire sans correction), cf. illustration ci-dessous. Ça manque singulièrement de finesse, mais c’est mieux que rien, et l’on peut  gagner ainsi une dizaine de kilomètres/heure avant que le bruit du vent ne devienne vraiment gênant.

egaliseur

Revoilà le harnais
À partir d’une certaine vitesse (de l’ordre de 60 km/h), la principale source de bruit est liée à l’écoulement des filets d’air autour de la caméra (du caisson étanche) et du casque, sur lequel une majorité de motards s’obstinent à la fixer. Ce sont les bruits qu’on entend nous, ceux que les plus exigeants des constructeurs de casques s’efforcent de réduire (on en parle dans cet article). Un peu comme le zéro absolu ou la vitesse de la lumière, cette limite des 60 km/h est donc théoriquement indépassable pour obtenir un son « propre » – avec les moyens d’un amateur.

Lorsqu’elle est fixée sur un harnais, blottie contre la poitrine large et musculeuse du motard, les filets d’air ne circulent plus autour et au plus près de la caméra, et une partie des bruits de vent sont atténués. Le son direct peut plus fréquemment être utilisé tel quel – sans qu’on puisse dépasser de beaucoup la limite ci-dessus, toutefois.

caisson-ouvertOn se méfiera du caisson skeleton de la GoPro (ci-contre), ouvert sur trois de ses faces sur la version 2 – une seule avec la 5. Destinées à l’amélioration du son lorsque l’étanchéité n’est pas requise, ces ouvertures permettent aussi d’utiliser la prise audio externe (en USB-C sur la GoPro 5, ce qui oblige à l’achat d’un adaptateur pour y brancher un micro). Par exemple pour filmer une interview avec un micro-cravate : il faut bien que le câble du micro passe quelque part !

Avec ces ouvertures, le son gagne en niveau, en bande passante (= en étendue du grave à l’aigu) et en qualité, mais le vent parvient vite à s’y frayer un chemin. Le caisson étanche, outre qu’il permet de filmer sous la pluie (!), peut donner à vitesse élevée un résultat plus exploitable, mais il fait perdre en niveau et en définition, avec un son tout de même très étouffé.

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controle-audioSur la GoPro 5 existe un « contrôle audio manuel », accessible sur l’écran tactile via l’icône ci-contre. Contrairement à ce que sous-entend cette formulation, cela ne signifie pas qu’on peut régler manuellement le niveau du son enregistré : ce serait totalement incompatible avec l’usage de ce type de caméra, dont les principaux contrôles ne peuvent être qu’automatiques.

Cela signifie que lorsque ce paramètre est activé, il est possible :
— soit de laisser la caméra alterner au mieux entre un enregistrement stéréo normal et le filtrage du bruit du vent (délicate attention destinée aux motards !) pour obtenir le meilleur équilibre sonore possible ;
— soit de n’enregistrer que via le mode stéréo normal (par exemple en intérieur) ;
— soit de n’enregistrer que via le filtre anti-vent, qui élimine les fréquences graves et infra-graves caractéristiques.

Quand on a la chance de posséder ce modèle, c’est naturellement la dernière possibilité qui convient le mieux aux enregistrements effectués à partir d’une moto, bien que le bruit du vent comporte aussi des fréquences situées dans le haut-médium et l’aigu. La vie est parfois bien compliquée.

Chasse aux bruits : à la source…
Découvrir ses rushes sur l’ordinateur, après une balade, peut être pour le motard-vidéaste un moment de grande solitude. Les images dont on était sûr qu’elles seraient magnifiques s’avèrent seulement moyennes (OK, c’est pas le sujet), et l’on découvre dans la bande-son, quand ça n’est pas un vent de force 25, toutes sortes de bruits bizarres, naturellement inexplicables, et que bien sûr on n’avait pas entendus sur zone.

Le système de fixation de la GoPro est une sorte de lego de nombreuses pièces en plastique (ce sont les seuls accessoires qui ne changent pas à chaque nouveau modèle !) autorisant à peu près toutes les combinaisons, et permettant de fixer la caméra sur n’importe quel type de véhicule, d’humanoïde ou d’animal – sauf peut-être sur les dragons de Game of Thrones. Ces pièces doivent être fermement vissées entre elles, et une vis mal serrée peu suffire à produire un micro-glissement et un maxi-bruit. En effet, dans ce cas, le bruit atteignant le micro par transmission solidienne (par opposition à aérienne), son intensité est maximale.

La pièce terminale (ci-dessus à droite), à encastrer sur le modèle des fixations de sac à dos, à souvent un peu de jeu à l’intérieur de la pièce qui la reçoit : encore un bruit parasite, particulièrement sioux à déceler. Il est souvent nécessaire (je l’ai fait avec mon harnais) d’intercaler entre les deux pièces une mini cale précisément ajustée, ou un morceau de chambre à air.

Au début de la saison 2016, je me suis trouvé confronté à un problème inédit, une série de bruits assez semblables à des « clics », bien sûr aléatoires (ce sont les pires), dont il m’a fallu longtemps pour comprendre qu’ils provenaient de minuscules glissements de la platine en plastique supportant la caméra sur le cuir de mon blouson. En guise de parade, j’ai découpé une rectangle de tissu épais que j’interpose entre platine et zonblou, on l’aperçoit au tout début de cette vidéo. C’est très laid, et aussi très efficace.

… et en post-production
On partira du principe que les bruits les plus faciles à enlever, ce sont ceux qu’on n’a pas enregistrés, et en conséquence on portera une attention particulière aux points évoqués à l’instant. Mais toujours des bruits parasites échapperont à l’attention, parce qu’au moment du tournage on a un peu autre chose à faire, à commencer par conduire sa moto. Ces bruits-là, il est possible de les faire partiellement ou totalement disparaitre, au moment du montage-son.

1. — Il s’agit de bruits parasites brefs, se produisant sous forme de « pics » : on isole le coupable entre deux points d’inflexion que l’on crée sur la piste sonore (ci-dessous, « Pic de bruit parasite », piste bleue, à droite). Entre les deux, et à l’endroit correspondant à l’amplitude maximale du bruit, on crée un troisième point d’inflexion, sur lequel on ramène le niveau à zéro (« Pics de bruits supprimés », ci-dessous à gauche). Comme ce type de bruit correspond à une durée comprise entre 1/20ème et 1/30ème de seconde, cette manipulation est pratiquement imperceptible.

pic-de-bruit

2. — Dans le cas de bruits parasites plus longs, ou de parties d’enregistrement de trop mauvaise qualité, on procède à la pose de « rustines » en remplaçant le son original par un son analogue pris ailleurs – voir, ci-après, « Vérité et vraisemblance ».

Dans l’illustration ci-dessous, dans le premier des deux plans, sur la gauche, le son d’origine (en bleu), trop faible et de mauvaise qualité, a été supprimé et remplacé par un autre son comparable (piste inférieure en vert, à gauche). Ce son de remplacement, c’est celui qui contient deux pics de bruits parasites supprimés ? En effet, et ça fait plaisir de voir qu’il y en a qui suivent. Sourire_16

son-sync-remp

Vérité et vraisemblance
Les spécialistes du son connaissent bien cette expérience : si l’on fait écouter (incognito, bien sûr) un bruit blanc modulé en intensité (5) sur des images de vagues venant s’échouer sur une plage, il ne se trouvera personne pour douter que le son entendu est bien celui de la mer. C’est dire que l’oreille et le cerveau se satisfont de vraisemblance, plus que de vérité. C’est dire aussi que dans les combinaisons audiovisuelles, c’est l’oeil qui « commande » au cerveau.

detache_audio_262Cette particularité est essentielle, et utilisée constamment au cinéma. Dans notre cas, cela signifie que sur les images d’un plan A prises depuis une moto roulant sur une petite route et dont le son est très dégradé, on peut sans conséquence remplacer le son synchrone (6) par celui d’un plan B de la même moto roulant sur le même type de route. Ce son peut être choisi dans des rushes non utilisés, ou même, si l’on a la flemme, un peu avant/après dans le même plan. On utilise la fonction « Détacher l’audio » du logiciel de montage, on fait une copie du son qu’on a détaché, et on le colle à l’endroit qui convient.

Attention, la vraisemblance doit être préservée ! On évitera de coller un son enregistré sur l’autoroute avec les images d’une petite route serpentant au milieu des champs. Attention aussi au passage des vitesses, si la main gauche est visible : chaque changement de vitesse constitue une synchrèse (= un point de synchronisation, selon la formule de Michel Chion), c’est à dire que ce qu’on entend doit correspondre à ce qu’on voit. La vraisemblance ici doit être assurée, sauf à décrédibiliser l’ensemble (7).

Dans le même ordre d’idée, les sons d’ambiance standard (« campagne » avec petits zoiseaux, cours d’eau, vent, bruits de circulation…) peuvent parfaitement avoir été pris à peu près n’importe où, y compris dans la bibliothèque de sons que l’on se constitue au fur et à mesure que l’on fait des films. Et y compris bien sûr sur les multiples sites Web tels que Sound Fishing, où l’on peut se procurer, en échange de quelques euros et parfois gratuitement, ce genre de sons.

On pourra aussi trouver utile de se constituer un kit de sons de moto « de base ». Quand j’étrenne une nouvelle machine, je rajoute à ma bibliothèque quelques sons de ce type : ralenti à l’arrêt ; passages devant un point fixe, en variant distances et allures ; roulage à vitesse constante ; passage de vitesse ; approche/éloignement de la moto, etc.

bruitages

Enfin, le principe de confort (ici sonore) du spectateur, dont on parlait dans l’article précédent, pèse de tout son poids pour choisir la vraisemblance plutôt que la « vérité ». Cas typique : dans le montage en champ/contrechamp (filmage vers l’avant suivi d’un plan vers l’arrière), il est conseillé de conserver sur les deux plans le son du premier. Le spectateur, qui y gagne un son de meilleure qualité, ne se plaindra jamais de cette incohérence (le son vers l’arrière est très différent, à cause de la façon différente dont la caméra se présente dans le vent ; il est d’ailleurs souvent saturé).

Au final, ce sont souvent ces sons-là, des sons post-synchronisés, donc, que l’on entend en lieu et place du son original. Voilà, c’est dit.

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Briller par son absence
Au cinéma, non seulement le son est au service de l’impression de réalité, mais il en est une composante essentielle, on l’a dit et redit. Une bonne façon de mettre en évidence son importance dans l’accompagnement des images est paradoxalement de le… supprimer.

ex_4bCette suppression (volontaire celle-là) du son synchrone est communément utilisée dans les films pour souligner la beauté, la majesté, parfois la dimension onirique, voire l’inquiétante étrangeté d’un déplacement, en voiture le plus souvent.

Je m’y suis essayé sur les images de l’exemple 4 : ex_5bune descente du Ventoux, en 2012, après que je me sois heurté à la barrière qui, peu après Chalet-Reynard, interdisait l’accès au sommet. J’ai raconté ici comment j’ai tenté de marier mes images avec l’Hymn to Freedom du pianiste canadien Oscar Peterson.

Avec un soupçon de ralenti à l’image, j’ai supprimé le son synchrone dans la première partie, dans le but de montrer comme ce son-là peut briller par son absence. À noter que cela permet aussi, par effet de contraste, de valoriser le (beau) bruit de la moto, lorsqu’il fait son entrée en différé, à 1 mn 30.

J’ai repris à plusieurs reprises ce procédé, notamment dans l’exemple 5 (à la fin cette fois, à partir de 2 mn 06. C’est la partie que je préfère).

zzz

> Moto et vidéo, la série
1. Note d’intention
2. Cadre et point de vue
3. Une moto, une caméra, trois possibilités
4. C’est la lumière qui fait tout
5. Montage, mon beau souci
6. Le son de l’image
7. Musique, le choix
8. Musique, montage et mixage

Filet_Note_Billet_Gris3_h10Notes
(1) On parle ici des micros à bobine mobile, les plus courants et les plus simples. Cette caractéristique (avoir la masse la plus réduite possible) est d’autant plus poussée que le micro est performant.
(2) J’écoute cela sur un système audio JBL 2.1 de qualité plus qu’honorable, et en qui j’ai confiance. Mais on notera que la vidéo date de 2008. Les micros des caméras ont bien progressé depuis… mais ils sont encore plus sensibles au vent !
(3) Dans une certaine mesure, un câble micro est « microphonique », c’est à dire qu’un choc même léger ou un frottement sur le câble produit un signal sonore. Parasite, bien sûr.
(4) Un égaliseur graphique est une sorte de super correcteur de tonalité. Au lieu d’agir seulement sur le grave et l’aigu (comme sur une chaîne hifi), il permet de renforcer ou réduire une bande de fréquences précise. Sur celui dont on parle, l’ensemble du spectre sonore, de l’extrême grave à l’extrême aigu, est partagé en dix bandes.
(5) Un bruit blanc est un bruit artificiel, fait du mélange de toutes les fréquences audibles  à égalité. C’est celui qu’on entend entre les stations, sur un récepteur FM.
(6) Le son synchrone est le son original, enregistré en même temps que les images : le bruit du moteur, du vent, le bruit de roulement qui change avec le changement de revêtement, les passages de voitures…
(7) Synchroniser son et image dans une application aussi rustique qu’iMovie (14,99 € sur l’AppStore) ne va pas de soi, et il faut procéder par tâtonnements millimétrés. Dans l’exemple cité, si vraiment l’on ne parvient pas à faire correspondre le son qu’on entend avec l’image de la main débrayant/relâchant l’embrayage, reste la solution… radicale de recadrer l’image en faisant disparaître la main au moment du changement de vitesse ! C’est de la triche ? Toutafé ! Si je l’ai déjà fait ? Bien sûr…

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6 commentaires pour Moto et vidéo 6. Le son de l’image

  1. Gérard ou encore Geleon dit :

    Bon ben j’ai encore appris des choses ! 🙂
    Et merci pour le lien de la Sonothèque !
    Tiens, une anecdote sur le « son ». J’ai eu la chance de faire un déplacement professionnel à Nouméa. Prise de la voiture de location à l’aéroport et direction le centre ville. En chemin, je vois une petite route qui va vers la mer. Arrêt pour admirer le paysage et stupeur à cause des sons entendus : des oiseaux « exotiques », des caquètements, croassements inconnus et là, tu te rends réellement compte que tu n’es plus « chez toi ».

  2. battavoine dit :

    Où l’on voit que le gars n’est pas un simple motard qui fait des vidéos, mais plutôt un vidéaste qui fait de la moto. En tout cas après avoir vu ses vidéos, on n’osera plus jamais faire nos petits films (mais de la moto oui, encore et encore).

    • Gérard ou encore Geleon dit :

      Et bien moi, c’est l’inverse : ça me donne envie de recommencer à faire de vrais petits films avec ce coup-ci, une vraie technique. 🙂

  3. Askell dit :

    « Le son de l’image », et j’arrête déjà à la deuxième ligne : « et tout le monde s’en fout ». Pas d’accord. Le plaisir de tes vidéos est aussi, je ne dirais pas « surtout », dans le choix du son qui accompagne tes images. 2 exemples pour illustrer la règle : le quatuor Rosamonde sur le col de Mens, et pour moi le top, Scala et Kolacny brothers / Last Christmas de « Soleil d’hiver ». C’est composé pour aller avec, voilà… pourquoi on ne s’en lasse pas…

  4. oleszko dit :

    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt les premiers billets sur ce sujet, avec l’espoir d’améliorer mes modestes vidéos. Avec ce sixième opus (voire avant), je pense plus modestement que je ne suis pas au niveau. Malgré tout, j’y ai pioché quelques points intéressants. Merci.

    • jihel48 dit :

      Merci pour ce commentaire. Mais si le résultat auquel j’arrive, c’est « Je pense plus modestement que je ne suis pas au niveau », ou, comme disait battavoine avant-hier, « On n’osera plus jamais faire nos petits films », c’est que je m’ai un peu planté. sourire crisp_trans

      Heureusement, Gérard ou encore Geleon est arrivé !

      Et en effet, le but est plutôt de « faire profiter » ceux qui s’intéressent à la moto *et* à la vidéo de mes expériences, de mes tâtonnements, de mes erreurs. Après tout, on n’est pas tous obligés de refaire les mêmes !

      A tous bonnes routes, et bons films.

      Amicalement.

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