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Cagiva Elefant 750 (modèle 1997). 1998 ~ 2001

Choix d’impulsion que cette moto. Je cherchais (déjà) un Sportster Harley, et il y en avait un d’occasion chez le concessionnaire Ducati-Cagiva. Quand je suis arrivé, le Sports venait de partir, mais je suis tombé en arrêt devant ce modèle neuf de l’année précédente (je connaissais la 900 par les revues), donc soldé en ce printemps. A l’époque les Cagiva étaient « powered by Ducati » (ça a été Suzuki ensuite), et j’adorais le moteur, celui de la 750 Pantah, avec son côté brut de fonderie qui correspondait assez, d’ailleurs, à son comportement. J’aimais aussi la ligne générale, quoique éléphantesque, de la machine. Sur le poids haut perché et la hauteur de selle, LE problème des gros trails (au moins, avec ce nom, la marque ne prenait pas le client en traître !), le concessionnaire insistait sur le fait que c’était « le gros trail dont la selle était la plus basse du marché ». Je n’ai jamais vérifié la hauteur de la selle, mais j’en ai conclu qu’il m’avait pris d’emblée pour un blaireau, genre je dois faire un demi-tour en dévers, je fous la moto par terre. Bin, il avait pas complètement tort.

750 Elefant_640

Les motos Cagiva ont eu une existence éphémère, et gardé une image floue. Elles étaient produites comme on monte un PC, en tapant dans une banque d’organes, d’ailleurs souvent de qualité. Ca allait de petites cylindrées urbaines à une 500 de GP, en passant par l’Elefant avec laquelle Orioli a gagné le Paris-Dakar en 1990. Pour ce qui est du moteur, les frères Castiglioni étaient généralement bien inspirés. Monté dans une partie-cycle légère (185 kgs tous pleins faits), celui de la 750 Elef, plutôt rugueux en bas, était un régal de couple à mi-régime et d’allonge, surtout avec le pot Termignoni qu’elle a reçu en cadeau de bienvenue dès la révision des 1 000.

Je suis allé assez loin dans le Sud (de l’Italie et de l’Espagne) avec cette moto, chargée pour voyager en autonomie quasi complète, et n’ai connu qu’un problème, à la fin de notre vie commune. Le moteur, qui démarrait et fonctionnait bien par ailleurs, s’est mis (à Langogne, un dimanche matin, alors que je devais vraiment être à Grenoble le soir) à ne plus fonctionner que sur un seul cylindre. Gasp ! Au bout de quelques centaines de mètres, le deuxième cylindre se mettait à donner un peu, mais à la moindre baisse de régime, le twin se transformait à nouveau en mono. Je suis quand même arrivé à rentrer, mais au concessionnaire, j’ai dit de la réparer et de la mettre en vente. Sans doute que je n’avais plus confiance, et aussi envie de changement.

Tout l’allumage a été examiné sans résultat, avant qu’un apprenti (je crois) ne suggère que cela pouvait provenir de la batterie, qui en effet, même si elle démarrait le moteur, n’était plus en mesure d’alimenter le circuit d’allumage correctement. Va comprendre, Charles.

J’ai revu cette moto longtemps après à Grenoble. Elle n’était visiblement pas aussi bien entretenue qu’avec moi, mais elle semblait encore fonctionner parfaitement.

Equipement additionnel

– Bulle haute
– Silencieux (c’te blague !) Termignoni

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