Mercantour. Col de la Cayolle (2 sur 2)

Filet Video_685_b_OKAprès avoir compté les motos, repéré le nombre de BM dans l’ensemble des motos et le nombre de GS parmi les BM ; après avoir souri des cyclistes qui se photographient indéfiniment devant le panneau marquant le col (mais ils le valent bien) ; après s’être dit comme à chaque fois que décidément, il faudra venir un jour marcher par ici, il est temps d’envisager la descente.

La descente du Col de la Cayolle, côté Alpes-de-Haute-Provence (nord), se décompose en trois parties bien distinctes.

1. – Du col au refuge de Bayasse
On descend entre alpages, pelouses alpines et mélèzes, en franchissant à plusieurs reprises le torrent du Bachelard qui, grossi de plusieurs affluents, creuse avant de rejoindre l’Ubaye les impressionnantes gorges que l’on voit à la fin de la vidéo. Cette première partie est la plus agréable, idéale pour pique-niquer.

De Bayasse partent de nombreux itinéraires de randonnée. Le GR 56 passe là qui, plein est, conduit au Col de la Moutière (2 454 m). Ce col se trouve sur l’itinéraire qui va des casernes de Restefond (sur la D 64, Route de La Bonette) au village de Saint-Delmas-le-Selvage. Mi-piste militaire (entre la D 64 et le col), mi-goudron infâme (entre le col et Saint-Delmas), il permet de court-circuiter le passage par le Col de la Bonette, quand celui-ci est impraticable. Ce bel itinéraire de montagne requiert une moto adéquate, genre trail ou Royal Enfield Bullet. On y croise des 4 x 4 et même des SUV, plutôt conçus eux pour conduire les enfants à l’école. À noter que depuis quelques années, le point de départ de la piste sur la D 64 n’est plus indiqué. Volonté, sans doute, d’en limiter la fréquentation et de dégager toute responsabilité officielle en cas de souci.

De Bayasse il est tentant de rejoindre à moto le Col de la Moutière par le GR 56, et de là la prestigieuse Route de la Bonette, toute proche. Certains le font, avec des motos plutôt endurisées. Ça n’est pas une bonne idée AMHA, qui ne peut que compliquer les rapports, parfois tendus déjà, entre les « randonneurs motorisés » et… les autres. Chacun sa route, chacun son chemin, comme chantait Tonton David (je ne suis pas sûr qu’il le chante toujours).

2. – Du refuge de Bayasse au Villard-d’Abas
Cette partie médiane dessert plusieurs hameaux, accrochés sur l’adret (le versant exposé au sud). Ici le Bachelard, grossi de plusieurs affluents, on l’a dit, commence à s’enfoncer entre des pentes qui deviennent de plus en plus fortes. C’est ainsi qu’au hameau de Fours-Saint-Laurent, la route passe au niveau du clocher de l’église, située en contrebas mais toute proche (photo MA).

Fours

Ce hameau est connu des motards et des cyclistes pour son restaurant et sa terrasse près de la fontaine, on dirait une chanson de Nino Ferrer. On y mange de bons plats « montagnards », jadis servis par une mamie sympathique, qui traversait sans cesse la route pour cela (le restaurant est d’un côté, la terrasse de l’autre). En août 2016, le restaurant est toujours là, a toujours autant de succès, et est signalé comme « arrêt obligatoire » sur la plupart des blogs de moto. Mais je ne me suis pas assuré de la mamie : je viens ici depuis si longtemps qu’elle devrait avoir au moins 120 ans aujourd’hui.

3. – De Villard-d’Abas à Uvernet
Ce sont les Gorges du Bachelard proprement dites. Si elles sont peu profondes, la route, réglementée (elle est notamment interdite aux caravanes), est d’une étroitesse exceptionnelle : 2 m 40, ça n’est vraiment pas beaucoup. Heureusement, elle est le plus souvent rectiligne, ce qui permet de voir venir de loin les chicanes mobiles à qui l’on doit la priorité, en tant que véhicule montant.

Deux voitures ne peuvent s’y croiser qu’au niveau d’un « garage », et même à moto, la prudence est de mise lors des croisements. Les motards ayant doté leur monture de volumineuses valises de baroudeur (genre Zega Mundo ou Givi Trekker Outback), bien pratiques pour déménager la petite cousine mais qui leur donnent l’envergure d’une petite voiture, seront bien inspirés de s’en souvenir. Bon, je dis ça, je dis rien.

Dès qu’on passe en rive gauche, la route s’élargit. Le Bachelard, qui s’est calmé, s’en rapproche, au point que plusieurs endroits, propices à la baignade, connaissent un grand succès en été. Là, ce sont les enfants courant après leur ballon dont il faut se méfier.

Uvernet, le village où se termine la vidéo, est à 4 km de Barcelonnette.

Col de la Cayolle, 1ère partie (Saint-Martin-d’Entraunes ~ Le col)

> Voir aussi
La Bonette en short
Un thé à La Bonette
Col de la Sinne

HD 720p
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