Suisse, Italie. Le Stelvio, enfin ! (2015). 1 sur 3

Filet Recit_685Pour M. et moi, le Stelvio, c’est une vieille histoire. Par deux fois (trois en ce qui le concerne) nous avons été tenus à distance du fameux col, pour cause de météo en rendant l’accès improbable, voire carrément impossible. Quant à moi, avant d’y renoncer, je m’étais préparé à une troisième tentative l’an dernier à pareille époque (mi-septembre, dernier mois où le col est ouvert), sûr que la Bullet y serait à son aise. J’avais raison pour ce qui est de la Bullet, mais n’anticipons pas.

CouvRT300px_311Comme l’an dernier, le n° 25 de RoadTrip nous a servi de base cette année, avec un dossier et les belles photos d’Eric Corlay, qui donnent envie de partir demain matin.

L’ éditorial de Collin Audibert aussi : « L’intérêt et la richesse de tout voyage résident dans la faculté du voyageur à s’émerveiller, à se laisser surprendre, à faire de sa curiosité son meilleur compagnon de route. (…) Sans hésitation, nous avons donc mis le cap sur une destination dont nous rêvions depuis des années, le mythique col italien du Stelvio qui, du haut de ses 2 757 m et de ses soixante lacets, apparaît comme un Graal pour chaque motard. »

La fin du dossier de RoadTrip donne la parole aux « pros » de l’organisation de voyages à moto. « En quoi le Stelvio est-il mythique ? » demande-t-on à l’un d’eux (Antoine Gomez, directeur de l’agence Twin Tour) :
« Ce sont les récits qui créent les mythes, et ils ne manquent pas à propos du Stelvio, au même titre que d’autres routes, comme la 66, ou la Transsaharienne. Ces récits sont de toutes sortes, et vont des pseudos “pilotes de grands prix”, en combinaisons intégrales et motos sportives pour faire le meilleur temps, aux motards un peu en délicatesse dans les lacets par manque d’expérience ou par le vertige. (…) Tous ces motards ramènent leurs souvenirs du Stelvio, les racontent, les enjolivent, ou les dramatisent un peu, et cela crée le mythe. »

A mon tour de nourrir le mythe ! Sourire_16

*

Mardi 15 septembre 2015. Albertville (France) ~ Mörel-Filet (Suisse)

Ah, Léa !
Non, je ne vais pas faire ici mes dévotions à Léa Seydoux (à ceux qui lui reprochent de « trop tourner », ou de se dévoiler dans de douteux magazines pour néo-beaufs, je suggère de voir Les Adieux à la Reine, de Benoît Jacquot (2012). Son talent encore brut de décoffrage fait merveille dans cette chronique des dernières heures de la monarchie à Versailles, entre le 14 et le 18 juillet 1789, filmée du point de vue d’une modeste lectrice), je vais juste user de ce calembour lamentable pour rappeler combien un certain type de « prévision » est incompatible avec le voyage, parce que l’aléa fait partie du voyage. Parmi ces prévisions, tout ce qui concerne l’itinéraire, l’état des routes (les travaux en cours), la longueur des étapes, les hébergements.

Google_Iti2014Notre voyage commence à Albertville. Ce choix est un signe amical adressé à quelqu’un qui s’en est un peu éloigné en ce moment, et la ville olympique un point de ralliement commode pour deux personnes arrivant l’une de Grenoble, l’autre de la région de Villefranche-sur-Saône. Après le traditionnel mais raisonnable retard au rendez-vous de l’un d’entre nous, on s’est tout de suite confrontés à l’aléa « travaux en cours ». Juste à côté de notre café, judicieusement choisi par mes soins au départ de la route du Beaufortain, un panneau indique que pour aller à Beaufort, « tous les véhicules » doivent suivre la déviation.

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Précisions fournies par un client de l’épicerie où j’ai acheté un morceau de… Beaufort qui durera tout le voyage : « Il faut prendre une petite route (celle de Cézarches, NDLR) qui passe par la montagne. C’est très joli, c’est près de chez moi » (rires). Un peu contrariés par cette première « perte de temps » (par rapport à quoi, au fait ?), on se retrouve en forêt sur une petite route, en effet, dans une atmosphère humide révélant une pluie récente et abondante. Ladite petite route, très jolie du reste, nous a ramenés au bout d’un certain temps, comme disent les artilleurs, sur celle de Beaufort, juste après le pont dont la réfection nous a conduits à faire ce détour.

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DCIM112GOPROLe premier pique-nique, que j’avais imaginé, un peu imprudemment, au Col des Montets, se fera sur la route du Col des Saisies, juste après que nous ayons eu un premier coup au cœur en apercevant le massif du Mont Blanc. Un peu trop après : à l’endroit prévu (bancs et table idoines), le Mont Blanc est parfaitement caché par les arbres ! En fait, c’est dans la dernière partie de la montée aux Saisies qu’il se révèle superbement, cette route étant selon moi l’un de ses belvédères – au sens étymologique.

Si la descente sur Notre-Dame-de-Bellecombe est une belle route à moto, on n’en dira pas autant de la punition qui suit, jusqu’à Chamonix. Après être allés (par erreur je pense) chercher l’Autoroute Blanche à Sallanches, on arrive dans la capitale de l’alpinisme en début d’après-midi. Il fait gris.

Sa Majesté reste visible, c’est déjà ça, mais comme on sait la traversée de Chamonix à moto, en direction de la Suisse, ne laisse guère le loisir d’admirer le Mont Blanc, qui vient à l’arrière droit. Sauf à attraper un torticolis et/ou à se retrouver à califourchon sur le capot d’une voiture. D’ailleurs, on ne l’aperçoit pas sur la photo ci-après… mais le reste du massif n’est pas trop vilain.

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Sur Suisse
Au Col des Montets la grisaille se confirme, et notre arrêt est bref. Juste assez pour permettre à M. de choper joliment les Aiguilles de Chamonix, maintenant derrière nous.

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L’arrêt à Vallorcine, à la frontière avec la Suisse, sera plus profitable. Dans cette sorte de supérette aux souvenirs et aux quatre-vingts sortes de chocolats, qu’on a connue plus fréquentée, on achète la vignette qui nous permettra d’emprunter les autoroutes suisses sans craindre le gendarme embusqué. Cette vignette couvrant l’année civile, on ne la rentabilisera pas, mais elle nous rendra quand même de fiers services, et nous permettra d’échapper à pas mal d’embouteillages.

Dans la descente du Col de La Forclaz, on s’arrête un moment pour apprécier la vallée du Rhône, avec au fond, dans la grisaille, les belles montagnes qui nous attendent demain. On n’est pas les seuls.

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Y a-t-il malice de leur part ? On dirait que les responsables des routes, en Suisse, ont pris un malin plaisir à faire de la partie Vallorcine ~ Martigny, où l’on roule maintenant, un billard, quand on vient de redescendre du Col des Montets debout sur les repose-pieds, tant la route est défoncée. Un peu comme si l’on passait d’un pays émergent à un pays moderne.

Ce sera l’une des constantes de ce voyage : la façon dont les Suisses ont fait de leur réseau routier un patrimoine, sur lequel ils veillent jalousement (on sait que les Suisses, en matière de patrimoine…) Concrètement, cela signifie que ces routes admirables sont toujours en travaux, partout ! C’est le prix à payer, mais quoi ? Les arrêts pour travaux permettent, au moins, aux moteurs de refroidir et aux pilotes d’échanger leurs impressions.

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Notre vignette toute neuve, on l’étrenne, sans même entrer dans la ville, au pied du vignoble de Martigny. Ici règne un micro-climat avec autant de jours de soleil qu’à Marseille, nous avait averti RoadTrip ; on en déduit qu’à Marseille il fait gris ce 15 septembre. L’autoroute nous conduira jusqu’à Sierre, avec, en cette fin de journée, pas mal d’automobilistes effectuant le trajet travail-domicile : embouteillages à hauteur de Sion le long des travaux (quand on le disait !), et traversée plus que pénible de Sierre (qui me vaudra à l’étape une énième modification de la position angulaire de la poignée d’embrayage, pour tenter de soulager les articulations délabrées de ma main gauche).

Le moral commence à fléchir, et la pluie à tomber, drue. C’est dire que le premier hôtel, maintenant, sera le bon. Avant de le chercher vraiment, j’impose un arrêt « équipement de pluie », sous un auvent bienvenu. Ce sera un nouvelle occasion de vérifier la pertinence de ce vieux proverbe motard : Je mets ma combine, la pluie se débine ! La variante sera que, la tenue de pluie revêtue et les motards repartis, le premier hôtel sera situé à moins de 500 m, dans le village de Mörel-Filet.

Premier hôtel
Quand à la fatigue de la journée s’ajoute une arrivée sous la pluie battante, n’importe quel hôtel, même moche et mal situé, peut faire l’affaire – avec la reconnaissance du motard en plus.

DSCN3379_h390Celui de ce soir n’est ni l’un (encore qu’il ressemble à un bunker) ni l’autre (il est pile-poil sur « notre » route n° 19), et pour un peu, j’aurais bien embrassé l’aimable patronne : elle a de la place pour nous, un garage pour les motos, et de surcroît parle français ! (1)

Dans la chambre, qui n’est pas bien grande, je me dépêche d’étaler mes affaires partout. Je crois bien que le lit était doté d’un de ces infects matelas à ressorts dont il s’en trouve toujours un pour venir se loger en face d’une partie douloureuse de votre anatomie… mais qui va se soucier de ça ? La fenêtre donne sur l’église, sur le téléphérique qui conduit vers les sommets tout proches (dont le Nesthorn, 3 824 m, et l’Aletschhorn, 4 195 m, ça rigole pas !), et sur une jolie cascade, en prime. Pas de doute, on est dans les Alpes !

C’était un bel endroit pour faire étape, donc, et, nous étant débarrassés de la marche d’approche, débuter demain les vraies routes à moto : sur la carte Michelin, ici commence le surlignage vert de la route n° 19. Si seulement on avait un peu de beau temps…

Les forces en présence
Au terme de cette première journée, il est temps de détailler les forces en présence, photographiées ici après qu’elles se soient vaillamment acquittées de leur mission.

DSCN3438_315  DSCN3443_315

— A ma gauche, celle dont il a déjà été parlé, notamment ici et .
Moto Guzzi V7 II
750 cc
50 chevaux de noble lignée
Couple infernal de 6,2 mkg à 2 800 trs/min
Poids à sec 179 kg

— A ma droite, la moto de M.
Triumph Explorer
1 200 cc
137 CV en version libre
12,3 mkg à 6 400 tr/min. Plein partout, ce moteur est probablement l’un des meilleurs dans la catégorie des gros trails routiers (après, bien sûr, celui de chez Moto Guzzi, dont le gros trail est dénommé… Stelvio, ça ne s’invente pas). Avec le pot Arrow, l’Explorer fait en plus un bruit magnifique.
Poids à sec 259 kg (ça pique !)

Bien sûr, aux poids indiqués il faut ajouter celui du carburant (!), et l’emport de bagages permettant à des adultes de survivre en milieu hostile pendant une semaine – environ 20 kg dans mon cas. Sans doute beaucoup plus pour M., le poids embarqué étant généralement proportionnel à celui de la moto. De la moto, j’ai dit…

 

Mercredi 16 septembre 2015. Mörel-Filet (Suisse)
~ Zuoz (Suisse)

Google_Iti2014Je me régale
Chacun le sait : le premier geste du motard, le matin, est de foncer à la fenêtre pour faire la météo « en direct ». Hélas, pas la moindre sorte de bleu dans mon champ visuel. Mais en me penchant par la fenêtre (au risque de me retrouver en bas sans passer par les escaliers), je vois que droit devant, soit au bout de la vallée du Rhône que nous suivons depuis Martigny, la couverture nuageuse semble se déchirer vers les grands cols (Grimsel, Furka, Nufenen).

Disons que c’est mieux que si c’était pire. Mais il ne nous en faut pas plus pour que, le p’tit dèj’ avalé, le moral grimpe dans les tours, en chargeant les motos devant l’hôtel.

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Cette journée n’est pas celle qui nous conduira au mythique Stelvio, mais dans mon souvenir, c’est peut-être la plus belle.

Presque tout est réuni pour cela. D’abord, la circulation, très réduite à partir de maintenant, avec de rares autocars et quelques camions que mes 50 poneys me permettent de dépasser sans états d’âme ; ensuite, le temps, frais, nuageux avec quelques éclaircies et une lumière souvent très belle, est très agréable pour rouler ; M., qui ouvre la route depuis ce matin, le fait de façon impeccable et sûre, juste à la bonne vitesse, et ça n’a pas l’air de lui déplaire ; enfin et surtout, la route
n° 19, qui longe le Rhône (Die Rotten) que nous suivrons aujourd’hui jusqu’à sa source, est une pure merveille, tout en virages et d’un revêtement parfait (2).

Ainsi traversons-nous de superbes villages suisses de cartes postales (pléonasme, je sais), et voyons-nous une foultitude de chalets qui semblent être là depuis des siècles – ils ont une patine qui ne peut s’expliquer autrement. J’observe même, surpris, quelques horreos (j’emploie le mot espagnol parce que j’ignore quel mot suisse désigne ces maisons construites sur des pilotis où s’intercale une grosse pierre, dispositif censé empêcher les rongeurs d’aller se nourrir à l’étage au-dessus) (3).

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Sont-elles déjà rendues à l’étable, ou encore sur les alpages ? Curieusement, on ne verra pas beaucoup de ces vaches violettes grâce à qui la Suisse inonde la planète de chocolat et de fromage, et dont le lait est d’une richesse notoire. Dans La Femme de trente ans, le jeune Anglais amoureux de Madame d’Aiglemont se nourrissait uniquement « du lait d’une vache venue de Suisse, et de cresson » (4).

Lavées par la pluie d’hier et en attendant celle d’aujourd’hui, les prairies sont d’un vert délicieusement reposant, d’un vert à vous laver les yeux d’une saison de télé-réalité. Et quand une trouée dans les nuages vient jeter un peu de lumière là-dessus, le motard-photographe boit du petit lait (de vache suisse).

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Ca n’est qu’en voyant les photos, après coup, que je réalise la plaisante particularité de ces paysages bucoliques : ici, les propriétés n’ont pas de clôtures ! Collin Audibert l’avait déjà noté : « Chacun ici [a] un sens civique suffisamment développé pour savoir où mettre les pieds ». Vive le civisme.

Le petit train rouge
Outre le Rhône, que nous suivons au plus près (j’ai dit ailleurs le rapport particulier que j’ai avec ce fleuve, que j’ai longé et traversé des dizaines de fois dans son cours inférieur, et dont j’ai eu plaisir à découvrir la source et à explorer le delta), nous avons un nouvel ami, qui nous accompagnera aujourd’hui et demain et qu’on retrouvera souvent. Ce nouvel ami, c’est ce petit train rouge de (haute) montagne, grâce à qui la Suisse est « un pays qui ressemble à une maquette de train électrique » Sourire_16. Parfois à crémaillère, il est parfois simplement adapté pour pouvoir « maîtriser » des rampes de 7 % (3 % maximum pour un train ordinaire).

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En réalité on côtoiera plusieurs lignes, et donc des trains légèrement différents. Mais tous sont rouges, pimpants (suisses, quoi !), et surtout parfaitement photogéniques. Leurs infrastructures balisent le paysage de tunnels, ponts et viaducs qui semblent jouer avec la route : 55 tunnels et 196 ponts pour la seule ligne de la Bernina, par exemple.

Cette ligne, qui relie Saint-Moritz à Tirano (au sud-ouest du Stelvio), et dont on passe tout près, « permet aux passagers de quasiment effleurer les flancs des glaciers avant d’être accueillis, à l’arrivée, par les palmiers du Sud » (5).

Depuis 2008, pour la beauté des paysages que les trains permettent de découvrir, le « chemin de fer rhétique Albula/Bernina » est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

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A l’étape du soir on vérifiera que ces trains ont une réelle utilité sociale, et pas seulement touristique (40 % des voyageurs-kilomètres sont le fait de la clientèle locale). Ils font vivre un pays, en somme, et l’on n’est pas trop inquiet pour la survie de ces lignes, d’autant que la pratique du ferroutage, qui soulage le patrimoine routier, est aussi une manière de garantir le passage d’une vallée à l’autre quand les grands cols sont fermés en hiver.

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Entre noir clair et gris foncé
A l’approche des grands cols, c’est à dire de l’un des paradis de la moto en Europe, j’ai beau me régaler, avec ces paysages apaisants, cette route faite pour la moto, et une moto, justement, dont le moteur ronronne tranquillement sous moi comme un gros chat, j’ai beau adorer ces moments magiques où une église, un chalet ou la silhouette de M. devant moi sont épinglés par un rayon de soleil sur fond de nuages menaçants… il est impossible de ne pas voir que l’horizon des montagnes se cherche une couleur, entre noir clair et gris foncé. Il l’a trouvée, du reste, et il n’y a plus place devant nous pour le moindre p’tit coin de ciel bleu.

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La pluie arrive à Oberwald, c’est à dire quand la route commence à s’élever en beaux virages, dans une forêt de pins ou de mélèzes (?) parsemée de rochers, nous rappelant à tous les deux le versant sud du Col de la Cayolle. Je sais, c’est idiot, ce genre de rapprochement.

DCIM112GOPROEn s’équipant, on a le temps de voir et d’entendre l’arrivée d’un autocar qui klaxonne longuement, sur deux tons, avant l’épingle à cheveux qu’on surplombe (à ce propos, les autocars que nous avons doublés, peu nombreux en cette intersaison, se sont montrés courtois, voire attentionnés, avec nous).

Un peu surpris quand même, on comprend que c’est parce que, même avec le savoir-faire du chauffeur et malgré les roues arrières directrices dont ces véhicules sont équipés, l’étroitesse de la route et le rayon des virages sont tels que la partie centrale du car, dans les virages à gauche comme celui-ci, vient tangenter l’intérieur, rendant impossible le croisement avec les autres véhicules. Ce que ceux-ci ne comprennent pas toujours, ou à retardement, s’engageant dans le virage avant de devoir reculer, en débandade et la mine piteuse. Et voilà pourquoi votre autocar, dans les virages, n’est pas muet.

[à suivre]

 

Le Stelvio, enfin ! (1 sur 3)
Transparent_2x8pxAlbertville ~ Col des Saisies ~ Col des Montets ~ Col de la Forclaz ~ Oberwald

Le Stelvio, enfin ! (2 sur 3)
Transparent_2x8pxOberwald ~ Col de la Furka ~ Col de l’Oberalp ~ Col de l’Albula ~ Zuoz

Le Stelvio, enfin ! (3 sur 3)
Transparent_2x8pxZuoz ~ Col de l’Ofen ~ Col du Stelvio
Transparent_2x8pxBonus

Filet_Note_Billet_Gris3_h10Notes
(1) Je n’aurai pas sorti une fois le mini-lexique préparé avant de partir avec l’aide de Google traduction. On se tirera d’affaire en baragouinant entre français, anglais et italien, avec le support de quelques francophones heureusement placés sur notre route. Ca n’est pas comme ça que je vais améliorer ma performance linguistique. Une fois encore, je constaterai que, comme les glaciers, la pratique du français semble reculer dans les pays limitrophes du nôtre. « Dans le Valais, on parle le français jusqu’à Sion, peut-être à Sierre, après c’est fini », nous a dit la jeune femme qui nous a vendu les vignettes autoroutières, à Vallorcine. Sierre était dépassé de 27 km, on a donc eu de la chance !
(2) Voir Grands cols au pays d’Heidi. Il y a cinq ans, nous étions venus au Col de la Furka par Interlaken et le Col du Grimsel. Cette année nous l’atteindrons en suivant le Rhône tout du long depuis Martigny, et j’ai bien aimé cette option-là.
(3) Les horreos sont très répandus en Espagne, spécialement dans les Asturies et en Galice. Voir ici, « Les horreos ».
(4) Honoré de Balzac, La femme de trente ans, 1842.
(5) Extrait de la brochure touristique Engadin-Saint-Moritz, 2015.

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4 commentaires pour Suisse, Italie. Le Stelvio, enfin ! (2015). 1 sur 3

  1. ROLAND dit :

    Bonjour,
    Comme toujours je me régale à travers ces lectures… J’ai comme l’impression de voyager entre deux phrases ; moi, ancien possesseur de Triumph 3 pattes et de GUZZI !
    Me voilà maintenant avec une Indienne (R.E.).
    Merci aussi pour ces photos, cela donne envie de le faire…
    🙂

  2. MICHEL dit :

    Excellent apéritif, numéro 2, comme dirait Money Penny dans Goldfinger…

  3. Girard dit :

    Intéressant comme toujours, ça donne envie malgré la météo et une erreur de taille : le 15 septembre, il faisait beau, très beau même, à Marseille, contrairement aux affirmations de Jihel.

  4. Captain Bertie dit :

    « J’ignore quel mot suisse désigne ces maisons construites sur des pilotis où s’intercale une grosse pierre ». Ne s’agirait-il pas des mazots ? Si tu veux demander la nationalité suisse il te faut, sans plus attendre, apprendre la langue !

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