Catalogne, aller et retour (2012). 2 sur 2

Filet Recit_685Suite et fin du récit consacré au voyage, ici de retour, donc, après l’Automnale Royal Enfield en Catalogne. Après les congratulations d’usage avec ceux qui restent, un peu tôt mais pas tellement que ça, B. et moi repartons, au GPS, option « au plus court », sous un ciel grisouille (A. a dû rentrer plus tôt, et en solo).

*

Retour, jour 1. Dimanche 4 novembre (282 km)

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Tout de suite, il est évident qu’on part dans la mauvaise direction, et après un passage dans les vignes et un autre à gué, on revient dans Sorède, direction Brouilla (pas étonnant, avec un nom comme celui-là, qu’on se soit embrouillés !), puis Thuir. Le GPS fonctionne, mais est vite inutile, et on atteint Thuir en suivant les panneaux, évidents. Par de grandes lignes droites, puis de moyennes routes agréables, on atteint Estagel, notre premier arrêt café.

A Thérèse
On l’avait bien vu en garant les motos, ce car de retraités qui s’arrêtait devant « notre » bistrot, mais on n’a pas réagi assez vite. La serveuse a été tout de suite saturée de demandes, et pour nous elle n’aura qu’un « Je sers d’abord le car ! » à peine aimable. Comme j’avais déjà, fatale erreur, pris deux croissants au bar, il a bien fallu attendre. Un moment seulement : puis je suis allé payer les croissants, et, encouragés par une mamy sympathique et drôle avec qui on avait copiné, on est allés « Chez Thérèse », juste à côté. C’était the place to be. Thérèse en aurait presque trop fait avec ces deux messieurs venus d’ailleurs, qui visiblement rompaient avec sa clientèle habituelle. Elle est même ressortie avec nous pour voir les motos, et discuter le bout de gras devant le bar concurrent d’où ressortaient un par un les occupants du car. « Voyez que j’avais raison ! » est venue nous dire triomphalement celle qui nous avait si bien aiguillés. Comme dirait B., ce sont des rencontres comme ça qui rendent la moto irremplaçable.

C’est de la partie située entre Estagel et Durban-Corbières que je garde le meilleur souvenir. Dans mon souvenir donc (qui a certes tendance à positiver et embellir, mais mieux vaut ça que l’inverse, non ?), l’air humide, des feux de broussaille un peu partout et la lumière d’automne donnaient au paysage quelque chose du sfumato des tableaux de la Renaissance – rien que ça ! Puis des routes quasi désertes, et vraiment faites pour nous, c’est à dire pour nos motos.

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C’est peu après, ayant quitté les Corbières pour le pays de la déesse de la guerre, qu’on franchira le Canal du Midi (à Ventenac-en-Minervois, désert…). On lui consacre une pause et quelques photos – parce qu’il le vaut bien !

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Melancholia
Suivra un étrange moment, dans ce village sans charme, sans doute Cruzy, étiré le long de sa rue principale. J’ai acheté des cartes postales, des timbres et des barres chocolatées qui collent aux dents, j’en mange une en attendant B. parti faire des photos. Quelques personnes sont là, pas sûr qu’elles soient du village, qui nous regardent. Nulle autre ailleurs. Un instant, une sorte de mélancolie sans un quelconque « point d’origine » (c’est là une des caractéristiques de la mélancolie, selon la psychanalyste Marie-Claude Lambotte) rejoint la tristesse et l’ennui que peut générer la campagne hors saison. Mais à ce moment, j’aime assez être là, pourtant.

Encore un point commun avec B. : il ne déteste pas pique-niquer sur les places de villages – en l’occurrence celle de Murviel-lès-Béziers. Il doit être le premier que je rencontre à partager ça avec moi. On finit nos restes, un peu complétés dans les Corbières. Il pleuvine, mais on a enlevé des couches, étalées sur les bancs publics. Deux types, en famille, s’intéressent à nos motos/à nous, on échange quelques mots (je remarque que B., qui sur les Royal Enfield en aurait plus à dire que moi, me laisse souvent répondre aux questions des quidams. Lassitude de devoir expliquer le coup des « anciennes-modernes », ou tout simplement, et plus probablement, courtoisie ?).

On repart vers Bédarieux au GPS, dont j’attends qu’il nous fasse passer par le même endroit qu’à l’aller, et ce charmant petit Col du Buis. Perdu ! Après un tour improbable dans les nouveaux lotissements d’un village, on arrive à Bédarieux par les voies rapides, j’ignore comment. Je ne devrais même pas me poser la question : il faut admettre que quand on branche un GPS quelque part dans un groupe, chacun doit débrancher son cerveau, épicétou.

Bédarieux, son Centre commercial et sa station-service sous la pluie. Question à un couple en voiture, lui Grand Breton, elle admirative de nos motos, pour savoir où l’on récupère « la route de Lodève ». C’est pourtant évident, je ne sais pas pourquoi je l’ai demandé, peut-être pour amorcer la conversation. Du coup B., me voyant douter et principe de précaution oblige, activera son GPS. Le contournement de la ville nous fera rater les cafés où je veux écrire mes cartes postales, ce qu’on ne pourra faire qu’à La Tour-sur-Orb. Seul ouvert, cet étrange pub à la décoration bien kitsch, où la jeune serveuse nous pressera bientôt de… partir : c’est l’heure (15 h) de la fermeture ! Bon, crainte de lasser, je ne dirai rien de cette « petite mort » de nos villages de France profonde, mais je n’en pense pas moins.

C’aurait pu être pire (quoique difficilement)
Malgré la beauté des feuillages d’automne et de cette longue vallée de l’Orb au nord de Bédarieux, cette remontée est un peu tristoune. Avec un plafond très bas, la lumière tombe vite, et après Lunas (où l’on quitte l’Orb et la direction plein nord, que l’on suit plus ou moins depuis Estagel, pour obliquer au nord-est), la pluie s’installe vraiment. Sur la belle route à moto qui file vers Lodève, théâtre des exploits des motards du coin qui viennent ici faire péter des chronos, au moins une franche glissade sur la route détrempée va me rabaisser mon caquet… et me mettre en mauvaise posture pour ce qui vient (les virages sous la pluie, c’est tout dans la tête). Soit la réunion des conditions les pires en moto, sur cette belle route en crête après le Col de La-Baraque-de-Bral où, un jour en GS, un vieux mono pétaradant m’avait donné de fortes envies de Bullet. Dans le désordre : visibilité entre chien et loup ; fortes rafales de vent (la route y est très exposée, on est en bordure du plateau du Larzac, à 900 m d’altitude) ; pluie intense ; route glissante (pluie + boue des tracteurs, ici chez eux). Comme le pire n’est pas toujours sûr, on n’a pas eu la neige, mais elle ne devait pas être bien loin.

Arrêt pour resserrer et ajuster ce qui peut l’être, enfilage du gilet orange que je suis bien content d’avoir avec moi… On repart sur des œufs, et dans un cas au moins, je suis irrésistiblement attiré dans un virage à droite par la voiture qui vient en face, persuadé que si je prends 3° d’angle de plus pour me remettre dans la bonne trajectoire, je vais aller au tas. Oublié le vieux truc du regard qui dirige la moto, ou plutôt : c’était pas le capot de la voiture qu’il fallait alors regarder !

On n’y voit pas grand chose. Pourtant, c’est beau par ici, et je ne me souvenais pas qu’on passait si près de cette éolienne. Content d’arriver au Caylar, j’aimerais bien me poser, chez l’Italien par exemple, si accueillant, et dont les chambres d’hôtes sont si confortables, mais je sens B. réticent, qui voudrait je pense « s’avancer » un peu plus pour ne pas rentrer trop tard demain soir (il est vrai qu’il a plus de route à faire que moi, et qu’il n’aura pas le mardi, ni le mercredi, ni le jeudi… pour se reposer, lui). L’hôtel que je connais au pied du Larzac, sur la route du Vigan, serait un bon compromis, et j’appelle de la place du Caylar, au pied de l’étrange arbre-kiosque à musique. « Mon » vieux couple sympa n’y officie plus, ceux qui ont repris l’affaire viennent juste d’arriver, ils n’ont ni provisions ni… machine à carte bleue (sic), mais ils veulent bien nous accueillir, c’est cool (« Venez, on s’arrangera ! »). Restent 27 km, dans la nuit qui tombe.

Au radar, je nous emmène via ces longues lignes droites vers La Couvertoirade, qui me semblent aujourd’hui interminables. Tellement que, jusqu’au carrefour de la D 7 qui conduit au Col de la Barrière, je doute un moment de ma route, mais je refuse obstinément de déplier ma carte. Descente sur des œufs et sous la pluie, again, après le col. La température remonte légèrement (dehors), et sous la combine de pluie (beaucoup plus), avec les gâteaux de feuilles mortes trempées disposés à notre intention dans les virages en remplacement de la boue – l’un n’excluant pas l’autre, toutefois.

Accueil sympathique des jeunes nouveaux proprios, qui font tout pour « soigner » leurs premiers clients. Le patron promet même de « faire quelque chose pour les motos, j’aime pas qu’elles dorment dehors ». Huu, faut p’têt’ pas en faire trop, mon gars.

Monter les affaires trempées n’est pas simple (je dois m’y prendre en deux fois), d’autant qu’alors que ce matin je boitillais, je boite à présent franchement. Du coup je profite doublement de l’arrivée en même temps que nous d’une belle et élégante jeune femme, seule dans sa petite voiture ne payant pas de mine, et qui a l’air de transporter plein de trucs bizarres sur son siège arrière, lesquels sont soigneusement occultés par une grosse toile. Elle dit bonjour, salue et disparaît avec ses affaires… dans la chambre qui est à côté de la mienne. Plus tard je l’entendrai parler (de façon assez autoritaire, m’a-t-il semblé) avec le patron, et on ne la verra plus du reste de notre séjour. De quoi gamberger, quand même, juste pour jouer aux détectives. Que transportait-elle de si mystérieux dans sa voiture ? Pourquoi s’est-elle contentée de grignoter des chips et des bi-chocos dans sa chambre, et n’est-elle pas venue manger ? N’est-ce pas une trafiquante ou passeuse de drogue, retour d’Espagne et testant des méthodes et des itinéraires différents de ceux des Go Fast, qui eux prennent l’autoroute avec de surpuissantes Audi Quattro ? AMA, ça doit être ça.

Le repas (« J’ai fait avec ce que j’avais ») sera fruste et bon : salade, omelette, fromage, je crois qu’on a mangé ce que les propriétaires avaient prévu pour eux-mêmes. J’ai à peine apprécié ce détail, sur le coup : ce soir là j’étais plutôt mobilisé par… mon mal au pied, de nature différente de ce que je connais (et j’en connais !), et qui a empiré pendant le voyage. A 24 h de chez moi, je me suis contenté de remettre un sparadrap protecteur, et ne découvrirai qu’à Grenoble l’étendue des dégâts, le mardi surtout. Là l’enflure était telle qu’à 24 h près, je n’aurais jamais pu enlever ma botte.

 

Retour, jour 2. Lundi 5 novembre (343 km)

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Autant l’arrivée hier soir était morose, autant ce départ m’enchante : le ciel est encore chargé mais en mouvement, les trouées de ciel bleu vont s’élargir, c’est sûr, et l’air est… tonique. En partant on néglige le tunnel pour prendre un peu de hauteur et de vue sur ces montagnes boisées typiquement cévenoles, magnifiques à l’automne.

Terres familiales
Est-ce l’effet magique de la Bullet ? Cette grande route jusqu’au Vigan, pourtant fort agréable en moto, mais que j’avais tendance à trouver ennuyante les dernières fois que je l’ai prise, je l’adore aujourd’hui : on descend en enroulant en 5ème et 4ème sur un filet de gaz, la circulation est quasi nulle, le soleil va se montrer, ce soir je vais pouvoir m’occuper de mon pied tranquillement, elle est pas belle, la vie ?

Après Le Vigan on enroule du câble, par Pont-d’Hérault et Ganges. Route également bien connue de nos services, souvent prise pour aller… dans l’Hérault : Gorges de la Vis (pour motards bricoleurs), Cirque de Navacelles, grands espaces du sud-Larzac, etc. Comme il a beaucoup plu la veille et que la route n’est pas sèche partout, l’allure reste cependant modérée (limitations le plus souvent à 70 de tout’f’). Beaux feuillages d’automne ad lib.

Je vais beaucoup aimer la partie Ganges ~ Saint-Hippolyte-du-Fort, que je n’ai pas faite souvent en moto (trop droite). Je la trouve bien belle ce matin, avec cette lumière très contrastée. Puis c’est sur cette route qu’on va refermer la boucle de ce voyage, à La Cadière : c’est là qu’est l’embranchement vers Saint-Bauzille, qu’on a pris, de nuit, cinq jours plus tôt. A ma demande, on prend un café + croissants dans le centre de Saint-Hippolyte-du-Fort, le bar est un siège social de moto-club, on l’a pas fait exprès. Moment agréable, mais je n’ai pas trop de souvenirs familiaux (ni de souvenirs tout court) dans ce coin-ci, et la nostalgie ne prend pas.

Sous le soleil on traverse Anduze et la jolie montée qui suit, et on se débarrasse d’Alès sans merdouiller, cette fois, par la rocade ouest. Je fais le malin, mais je ne sais plus trop où est l’embranchement de la D 6 vers Bagnols-sur-Cèze. Je sais juste qu’il doit être évident, cette route étant la liaison la plus rapide vers la vallée du Rhône. Sur la D 6 enfin trouvée (sans mal), je roule devant à 80 km/h compteur, ce qui sur cette route large, peu accidentée et pratiquement sans traversée de village, ne donne pas l’impression qu’on va lentement, mais carrément qu’on est à l’arrêt. Bah, il fait grand beau, le paysage est charmant, les monos ronronnent comme de gros chats, et puis quoi ?

Petit bout de RN 86 pour remonter vers le nord, jusqu’à Pont-Saint-Esprit. On traverse maintenant le Rhône un peu en aval – sauf à vouloir se perdre dans la vieille ville et sur les quais, aux abords du pont aux arches si caractéristiques, et en pensant aux belles pages à lui consacrées par Braudel dans L’identité de la France. Du coup, la vue éloignée sur la ville, la cathédrale et… le pont lui-même, dans un environnement de feuillages d’automne, est une splendeur. Malheureusement, impossible de s’arrêter sur le nouveau pont (alors qu’il me semble qu’il y a de petits « garages » sur l’ancien, suffisants pour faire une photo). Là aussi, il faudrait prendre le temps de poser les motos un peu plus loin, et de revenir à pied, appareil photo en main. Il faudrait aussi pour cela ne pas avoir mal au pied.

Dernier pique-nique, dernier café
Je nous emmène, au feeling et de mémoire, d’un village-repère à l’autre, sans sortir la carte, tant il est vrai qu’il n’y a rien à redire aux indications de notre réseau routier (bin oui, c’est comme ça qu’on faisait avant, non ?). On pique-nique juste après Suze-la-Rousse, à l’endroit discrètement aménagé sous le château qui abrite désormais l’université du vin. Bel emplacement au bord du Lez, belle lumière, et agréable moment de convivialité où l’on partage ce qui nous reste de provisions. Après, il ne nous restera plus qu’à faire tirer – après le café, cela va sans dire. Ce serait un moment tout à fait agréable si la marche ne m’était pas devenue d’heure en heure aussi difficile, ce que j’impute encore, à ce moment, au névrome de Morton qu’on m’a trouvé l’an dernier (affection qui a le don de faire sourire les motards qui y voient, il s’en faut d’une seule lettre, une sorte d’équivalent du tennis elbow frappant ceux qui ont trop démarré au kick une anglaise mythique), et qui s’avérera être une infection due à un énorme microbe velu et teigneux.

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On prend notre café à Grignan, à la terrasse d’un bar à bobos dédié à la plus célèbre des épistolières françaises – et why not ? L’endroit est superbe. Bien sûr, quelques clients sont là pour se montrer, par exemple en train de lire un gros roman à la terrasse, comme si c’était le meilleur endroit pour cela. Chacun son cinéma. Mais on s’en fout, non ? La serveuse est une jolie brune, mince et sexy avec sa chemise d’homme pas tellement boutonnée que ça. J’aimerais bien qu’elle prenne un peu plus de temps, face à moi, pour nettoyer ma table, mais je crois qu’elle s’en tient au minimum syndical. Quand on s’en va, le jeune couple qui était à côté de nous, nous arrête : « Ca vibre pas trop, la Bullet ? » Je ne sais plus lequel d’entre nous a fait l’article, cette fois. On l’a peut être fait à deux.

30 000 km, et pas une ride
C’est un peu après Crest que je passe les 30 000 km. La photo, je voulais la mettre sur le forum Royal Enfield, avec un petit laïus sur la fiabilité des EFI, toussa. Bah, pas eu envie, il devait y avoir des discussions plus intéressantes en cours, à ce moment-là. Et j’en ferai peut-être quelque chose un jour.

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Combien de fois ai-je/a-t-on fait cette « route touristique » des collines de la Drôme, rien que cette année ? Je n’en sais rien, mais c’est le plus bulletesque des itinéraires vers et depuis la vallée du Rhône, et on dirait qu’il raccourcit à chaque fois. A ce moment, le Vercors nous cache encore ce que la météo nous réserve pour la dernière partie du trajet, mais je le sens pas trop. Et en effet la pluie arrivera un peu avant Saint-Quentin. Effet de la collision de l’eau qui tombe sur l’Isère et du soleil de la Drôme : un superbe arc-en-ciel (vers Saint-Marcellin, si tant est qu’on puisse localiser un arc en ciel), bientôt doublé par un second, occurrence rare. C’est très beau, on en oublie la fatigue du voyage, ceux qui sont concernés leur mal au pied, et tous les deux les kilomètres qui restent à faire.

Cette partie-là, la moins agréable, on l’affrontera séparément, B. étant déjà équipé quand je décide d’en faire autant. Sous la pluie battante, il me faudra affronter les embouteillages de fin de journée sur les accès ouest de Grenoble. J’ai beau connaître toutes les possibilités pour ce faire, accéder à la ville avec un véhicule quand même plus facile à emmener qu’un 35 tonnes, et passer par Minatec via le Pont d’Oxford, la bonne idée en principe, je n’y gagne guère, et vais galérer une grosse demi-heure (contre cinq minutes habituelles sur le même trajet).

Ca n’est qu’aux alentours de 20 h que je jette mon valeureux petit tas de boue au fond du garage. Il n’en ressortira que pour le nettoyage et la préparation à l’hivernage réglementaires. ♦

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