Mercantour. La Bonette en short (2004)

Filet Recit_685Deux jours avec M., mon petit frère, pour l’emmener sur quelques itinéraires cultes dans les Alpes du sud. Mon petit frère ne me ressemble pas, on n’est d’accord sur pas grand chose (encore qu’avec l’âge, beaucoup de nos points de vue se rapprochent), mais c’est quand même, de mes deux frères, celui que je préfère. A égalité avec l’autre.

Je crois être celui qui l’a amené à la moto, et je lui ai appris tout ce que je sais (comme ça tient sur le verso d’une carte postale, ça n’a pas pris beaucoup de temps). Maintenant c’est lui qui me montre les trajectoires, lui qui avec sa Tiger fait et projette des voyages que moi, c’est même plus en rêve. Bah, c’est The Circle of Life, comme le chante Elton John dans Le Roi Lion.

Il a pendant longtemps refusé  passer le permis moto, et roulait avec une 125 Varadero (la plus « grosse » des 125, qui ressemble à une vraie moto), avec laquelle il ne connaissait que deux états de la poignée droite : à fond, et à fond. On a pas mal roulé ensemble comme ça, moi avec des motos qui faisaient jusqu’à dix fois la cylindrée de la sienne (!). En fait il était à la peine dans les montées (enfin sa moto, d’autant qu’il n’est pas exactement d’une corpulence de jockey), mais sur les petites routes viroleuses il ne faisait pas tomber la moyenne, et dans les descentes, il lui arrivait de m’oublier. Il ne m’inquiétait que quand, sur la nationale, il entreprenait de doubler une file de voitures avec un différentiel de vitesse de 2 km/h. Quand l’une d’entre elles faisait de la résistance, ou pire, accélérait, de l’arrière je voyais distinctement, comme dans une bulle de bande dessinée, autour de son casque les noms d’oiseaux dont il gratifiait le type en bagnole, en s’accompagnant parfois du geste.

Ces deux jours en (haute) montagne se seront joués de la pluie, ou presque. Le Sportster confirme le mieux (le couple de tracteur bien sûr, mais aussi l’inattendue souplesse du moteur, souplesse relative quand même : seul BMW fait des twins qui reprennent à 2000 rpm en cinquième) et le moins bien (les suspensions, la garde au sol).

*

Jour 1. Samedi 7 août 2004 (213 km)

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RAS jusqu’à Briançon. La partie longeant la Romanche, dans le Lautaret, est toujours un plaisir, même si empruntée tellement de fois. Il y a des routes, comme ça, qu’on n’épuise pas (en faire la liste un jour, à rajouter à celles de la dame d’honneur de la princesse Sadako, dont parle Chris Marker dans Sans soleil, et aussi Nicolas Bouvier dans sa Chronique Japonaise : liste des choses désolantes ; des choses élégantes ; des choses qui font battre le coeur, etc.). C’est un jour noir aujourd’hui – il ne sera que rouge au retour. D’où roulage en procession, avec une Transalp qui va encore moins vite que moi, ce qui est peu courant. Gendarmes à moto courtois au barrage du Chambon, et patronne du bar très sympathique.

Le détour « souvenirs souvenirs » par le Lauzet (le long de la Guisane, entre le Col du Lautaret et Monétier les Bains, on y venait en camp de vacances quand on était petits, et on escaladait toutes les montagnes alentour), ne me touche pas plus que ça. Moins que la jeune fille au sourire radieux que l’on croise sur un étroit pont de bois, conduisant un cheval par la bride.

M’enfin, ce détour aura été l’occasion de faire, sur la petite route qui remonte vers la nationale, et devant l’un des théâtres de nos exploits, l’Aiguillette du Lauzet, cette photo que j’aime bien et qui est l’un de mes fonds d’écran pour l’hiver. (Photo M., comme toutes celles illustrant cet article.)

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Après Monétier les Bains, le nombre de voitures devient ianch’, la traversée de Briançon aussi, ça c’est habituel, et c’est le prix à payer pour accéder aux beautés des grands cols. Si ensuite rejoindre Guillestre en HD est une formalité, c’est tout différent pour M. Lorsque la route se redresse sévèrement et devient rampe, avant L’Argentière, il doit sortir les rames, les pédales aussi, alors qu’il me suffit de tirer quelques millimètres de câble pour effacer ladite rampe dans un grondement sympathique.

La superbe montée du col de Vars (qui me fera augmenter la pré-contrainte des amortos à « 3 ») est encore bonifiée par la découverte de l’auberge-hôtel-restaurant de Vars Sainte-Marie, celle qui met en avant son « Garage Motos ». On mange sur une terrasse agréable, il y a une jolie chapelle à l’arrière droit, et la patronne, pleine de charme (surtout quand elle enlève ses lunettes noires), a juste ce qu’il faut de « sens commercial », sans jamais verser dans le mauvais côté de la chose. En gros, elle semble prendre plaisir à ce qu’elle fait : nourrir les gens qui s’arrêtent ici. Et voir des gens prendre plaisir à faire ce qu’ils font, c’est toujours un plaisir.

En plus elle nous gratifie quand on part d’un grand geste « amical », nous modestes tarmos pas si glamour que ça – alors que tout ici semble privilégier l’accueil des touristes allemands bardés d’euros, et plutôt sur quatre roues !

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Au col on s’arrête le temps d’une photo, et on dégringole vite fait au Pas de la Reyssole, qui fut longtemps perpétuellement en travaux. De ce passage délicat entre les rochers (l’Ubaye a fait le plus gros du boulot) dépend l’accès au Col de Vars et à Briançon depuis la vallée, où l’on rejoint la belle D 900 qui relie Gap à Cuneo. Aujourd’hui, un samedi, et un 7 août, travaux encore. J’avais déjà noté que depuis sa « sécurisation », l’endroit avait beaucoup perdu de son charme sauvage, mais c’est à croire qu’il ne le sera jamais (sécurisé). On attend cinq grosses minutes avant de passer, et y a même rien à voir d’intéressant…

Il faudra un jour prendre cette route du Col de la Maddalena (de Larche in french) vers l’Italie, qui nous tend les bras avant Jausiers… où l’on arrive à 16 h 30 et où l’on fait des courses. Montée au col tranquille sur une route entièrement refaite de ce côté (portions défoncées, en revanche, sur le versant Alpes-Maritimes, ce sera pour demain). Et moment de pur plaisir, partagé par nombre de motards – dont une bande de HDistes que l’on croise : la passagère de la dernière moto filme avec sa DV le groupe dans les enfilades de virages. Bon plan… d’avant, la GoPro reste à inventer ! Les voitures, nombreuses aussi, se laissent e. g. complaisamment doubler.

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Accomplissement sans bavure de mon plan bivouac (il a quand même fallu « retenir » M., en partance pour les sommets), puis, les motos allégées, montage à la cime et petite expédition hygiénique jusqu’à la Table d’Orientation. Cette montée à 2802 m en fin de journée avec les motos est un bonheur, comme la redescente en douceur jusqu’au bivouac (on ne refera pas la boucle sommitale le lendemain).

Tous les motards, innombrables sur ces routes, savent qu’il y a compétition entre la France, l’Italie et même l’Autriche, pour savoir qui possède la « plus haute route d’Europe » (précisions ici, pour ceux que la question intéresse). Nous on s’en fout un peu, et mieux vaut une route un peu moins haute mais courageuse qu’une plus haute et paresseuse. Ce qu’on veut, c’est rouler avec nos bécanes sur de belles routes de montagne, avec des paysages qui régalent la rétine, et où que ce soit on ne trouvera pas beaucoup mieux qu’ici.

En plus, la moto va vraiment bien. Pour cause de rodage qui avance et, surtout, parce que j’ai fait monter en sortie de boîte une « poulie » avec deux dents de moins pour raccourcir la démultiplication d’origine, trop longue comme souvent (parce qu’elle permet des chiffres plus vendeurs : vitesse de pointe, bruit et consommation à vitesse normalisée). Du coup, quand on ouvre entre deux virages, la moto part maintenant comme une balle (bullet, dans la langue des Beatles). Et dans les épingles qui passent en seconde, le twin reprend généreusement, sans cogner et sans le côté « à l’agonie » du début. Quand il faut rentrer la première, je suis moins à l’aise : la chasse de custom ? le poids ? les deux ?

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Avant de préparer à manger, je me livre, chiffon en main, à la traditionnelle et pluri-quotidienne séance de nettoyage pour rendre à ce moteur magnifique un peu de son lustre (j’ai expliqué dans « A propos de mes motos » que ce Sportster avait été « terminé », noter les guillemets, un vendredi soir ; qu’il faisait rien qu’à répandre son huile partout, en particulier, via le reniflard, par le filtre à air ; et que le concessionnaire avait fini par me l’échanger contre un modèle de l’année suivante, qui lui n’a jamais connu de souci). Bon, je sais depuis, grâce à fr.rec.moto, et sans que cela me fasse pardonner à la Company, que la porosité de la culasse, dont était aussi affectée cette moto, touche également les… BM !

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On s’installe pour le bivouac à côté de l’endroit où on a garé les motos. Celui de l’étage au-dessus, plus fréquenté, est sans doute meilleur car le torrent, qui s’y repose un moment à plat, doit y être moins bruyant, on le réalise trop tard. Le plus incroyable restera l’installation, à 7-8 m de nous et alors qu’il n’y a personne alentour, d’une famille d’Allemands à peine gênés, sympas au demeurant. Peut-être que notre proximité les rassurait, dans ce Parc du Mercantour où les loups sont chez eux ? Non, je rigole.

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Jour 2. Dimanche 8 août 2004 (375 km)

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Au contraire de la veille, ce matin, le ciel est plombé, et le vent plutôt frais. On est sur pieds à 7 h, avec dans l’idée de pas trop traîner. M. a préparé quelque chose qui ressemble à un p’tit déj, délicatesse à laquelle je ne rends pas assez justice, il me semble. Il m’apprendra plus tard qu’il s’est relevé plusieurs fois dans la nuit pour cause « d’angoisses », c’est un emploi (au sens du théâtre) dans lequel je ne l’aurais pas imaginé. Six ans plus tard, en solo cette fois, un bivouac un peu plus haut sur cette route prendra pour moi, peut-être pour les mêmes raisons, une tournure épouvantable.

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Tente montée avec soin, en prévision de je ne sais quelle tempête (il peut neiger ici même en août), j’ai dormi comme un Noir, avec mon équipement labellisé, par moi seulement, « spécial altitude » : grosses chaussettes ; t-shirt + Damart version Pôle Nord ; plastron moto ; cagoule (!) ; deux duvets superposés (!!)

Le départ à 8 h du matin, en faisant chauffer gentiment dans la montée, est un régal. On traverse peu après le bivouac un troupeau de moutons déjà à l’œuvre, près du petit lac où se regroupent les campings-cars. Il fait frais sans plus, mais le vent violent à l’approche du sommet en « dramatise » l’approche. J’aime bien ça.

Malgré une brume tenace, la descente côté sud est toujours aussi belle (la mer, qu’on ne verra pas danser, n’est qu’à 80 km à vol d’oiseau). La route par endroits est franchement défoncée, ça nous change du billard de l’autre côté. Habituel sentiment de passer trop vite en ces lieux magiques. M., lui, n’en est pas encore là, et il fait tirer.

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Après le Camp des Fourches, sous « ma » Redoute, on fait une photo (qui me rappelle que dans nos balades c’est toujours moi qui suis chargé des poubelles, je me demande bien pourquoi), en compatissant avec le groupe de cyclistes qu’on vient de croiser poussant leurs vélos, chargés comme des ânes. Depuis quand poussaient-ils ? La pente ici doit avoisiner les 12 %. On n’ose leur dire ce qui les attend, qui est pire, et va leur sembler bien long.

Café-croissants à Saint-Étienne-de-Tinée. Le ciel est menaçant, de plus en plus, même. Un papy s’improvisant garde-champêtre nous fait déplacer les motos, qui dépassaient de 5 cm sur la voie publique. On s’exécute en les coinçant au mieux sous les bâches des cafés de la place, en prévision de la pluie désormais inévitable. Cinq minutes après, un djeun’ bloque la circulation en « oubliant » sa voiture vilainement tunée au milieu du seul passage possible, et va acheter son pain en prenant tout son temps (restée dans la voiture, la jolie blonde qui l’accompagne est plus gênée, mais on voit qu’il l’a rendue – d’avance ? – complice de sa provocation). On se dit, vu comme il nous a brimés tout à l’heure pour entrave à la circulation, que papy garde-champêtre va venir lui défoncer la tronche. Au djeun’, hein, pas à la jolie blonde. Curieusement, il restera coi. Ailleurs, même.

Voilà. Les nuages crèvent, c’est des cordes qu’il pleut, et de fort grosses. Questions et dilemmes habituels : on attend que ça passe vs on file vite fait le plus loin possible ? on met les combines vs on les met pas ?, etc. Bien sûr, notre choix s’avérera le mauvais, comme au supermarché quand on change de caisse parce que la file n’avance pas, et qu’on tombe sur la seule caissière qui, au moment de nous traiter, a un problème de bourrage de papier avec sa machine. M. est pour attendre que ça passe, moi pour rouler, car pas la moindre trouée bleue en vue. Puis ça fera prendre l’air (et l’eau) à nos combines. C’est moi qui gagne.

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On part sous le déluge, et à la sortie de Saint-Étienne, on enroule prudemment dans les grandes courbes « artificiellement » créées après que l’ancienne route, sur l’autre rive de la Tinée, ait été fermée (sur route sèche on teste ici la garde au sol des motos). Fermée à raison : le site de la Clapière (photo) est celui de l’un des glissements de terrain les plus étudiés, et les plus rapides au monde (jusqu’à 17 cm par jour. Gloups !). Le risque majeur est ici qu’un éboulement bloque le fond de la vallée, que le barrage ainsi créé noie peu à peu le village en amont, et submerge ceux de l’aval en cas de rupture. Pour y pallier, la Tinée coule ici, à l’aplomb de la zone dangereuse, dans un tunnel de 2 600 mètres.

Moi qui cherche depuis longtemps une maison à acheter par ici, j’ai appris que celle que l’on aperçoit en bas à gauche de la photo (flèche) était à vendre pour pas cher. J’ai dit que j’allais réfléchir…

C’est très exactement le même type de risque qu’encourt ma ville préférée, de surcroît l’une des plus plates de France. Truffées de 130 capteurs permettant de surveiller les mouvements du terrain, les « Ruines » de Séchilienne, surplombant la Romanche et la D 1091 en amont de Grenoble, pourraient donner lieu à un éboulement constituant un barrage naturel sur la rivière, laquelle s’empresserait de le remplir avant de le faire exploser et d’envoyer sur Grenoble une lame d’eau capable de noyer auparavant la ville de Vizille, et (surtout) les plates-formes chimiques de Jarrie et de Pont-de-Claix. Réjouissante perspective, dont la probabilité est aujourd’hui revue à la baisse. On ne va pas s’en plaindre.

Trois kilomètres plus tard, dès qu’on rejoint le fond de la vallée de la Tinée, il ne pleut plus, et la route est sèche en cinq minutes. Épisode + 1 du vieux gag : je mets ma combine, donc il cesse de pleuvoir !

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Descente à bonne allure jusqu’à Saint-Sauveur-sur-Tinée, où l’on enlève les équipements inutiles. Dizaines de motards (surtout Italiens) par ici, et omniprésence de la R 1150 GS. La météo bascule vers la tempête de ciel bleu, au point qu’on prend le temps du tartinage de crème solaire.

D 30 Col de la Couillole depuis Saint-Sauveur-sur-Tinée. « Route difficile » nous dit le papy en Mercedes avec qui on a discuté un moment. C’est vrai, la route est étroite et sinueuse, avec beaucoup de virages aveugles. Mais en moto cette montée sur Roubion est un régal, et la vitalité de la Vara 125, emmenée par M. au mieux de sa forme, m’épate. Malgré ses 260 kgs à sec, le Sportster virevolte (presque) sur cette route, où l’on se paye un bon coup de moto.

La suite aussi sera un régal. La D 28 Valberg-Guillaumes est une route superbe, au revêtement impeccable (puisque desservant la station, c’est presque un pléonasme), genre je fais péter les watts, avec de vastes ouvertures sur la vallée du Var. Mais « ma » route à moi, toute en épingles à cheveux de type tourniquet, passe par Péone (je m’y suis arrêté un jour pour un face à face d’au moins cinq minutes avec un écureuil, installé au beau milieu, et qui voulait me faire baisser les yeux). Je la préfère de beaucoup à celle-ci, en souvenir de l’écureuil. Bah, ce sera pour une autre fois, de toutes façons je reviendrai par ici jusqu’à la fin de ma vie.

Essence à Guillaumes. Occasion de vérifier si le parfum de la patronne couvre bien toujours celui du Sans Plomb. La réponse est oui. Mais contrairement à mon attente (qui exaspérera un Parisien en 4 x 4), elle ne vient pas (plus…) servir les motos. En revanche, ses airs-bags parfumés sont toujours impeccables.

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C’est à Guillaumes qu’on bascule vers le nord, nos contrées, et la fin de cette courte escapade vers l’un des paradis de la moto. Le Col de la Cayolle est toujours somptueux, mais on est vite bouchonnés par les voitures, surtout après les sources du Var, et la route sur ce versant gagnerait à être refaite. C’est pas mieux sur l’autre (versant), et, au grand dam de M., je ferai la descente à rien à l’heure, à cause tout à la fois de la fatigue qui vient, des paysages superbes que je regretterai dans une heure, et d’amortos décidément exécrables (ils seront bientôt remplacés par des Fournalès).

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La chaleur est devenue accablante, et les derniers vêtements superflus seront enlevés peu avant Barcelonnette (mais pas le Barbour : je sais que ce qui nous reste est du genre grande route de chez grande route). Avant cela, pas question d’échapper à une pause rafraichissante au café du délicieux hameau de Fours, à l’entrée des Gorges du Bachelard : l’arrêt ici est obligatoire. A la terrasse, on côtoie la fontaine datée 1931, et on surplombe le clocher de l’église en bardeaux de mélèzes, église curieusement située en contrebas de la route.

Le retour dans la civilisation se fera au milieu des voitures, avec un extravagant, inutile et interminable détour par Laragne : l’endroit critique où l’on devait quitter la nationale, avant l’embranchement vers Gap, était bien sûr dans le pli de la carte…

Sur la RN 75 dans la traversée du Trièves, quelques mano a mano pénibles avec les voitures, dont une Xantia verte et enragée. Se souvenir que là est le danger. Pas dans les étroitissimes Gorges du Bachelard. ♦

> Voir aussi, dans la même région
Un thé à La Bonette
Col de la Sinne
Col de la Cayolle

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